GH. IV — LES CORPORATIONS DB BIEN PUBLIC
saires (Trustées), nommés selon la volonté des fondatem's et contrôlés par les pouvoirs publics auxquels est confiée la haute surveillance des biens en mainmorte.
Les corporations qui s'appliquent à tarir les sources de la pauvreté par des combinaisons économiques, sont fort nombreuses en Angleterre, et elles y ofirent souvent d'excellents modèles : telles sont surtout, parmi les meilleures, les assurances sur la vie, les caisses d'épargne et les Land-societies(V, ii).
Les corporations d'assistance mutuelle' ne sont pas, comme la plupart des précédentes, établies par la classe riche dans l'intérêt des pauvres : elles sont fondées par les ouvriers, et, en général,par les personnes aisées, dans leur propre intérêt. Ces corporations ont en Angleterre une origine ancienne. Elles ont d'abord été créées par les petits artisaps des villes et des campagnes; elles ont pris un immense développement depuis que les grands ateliers agricoles , manufacturiers et commerciaux se sont constitués en dehors des coutumes du patronage. Dans l'enquête qui précéda la loi organique du 25 août 1850 , il fut constaté que le Royaume-Uni possédait 33.000 sociétés de ce genre, réunissant 3.000.000 de membres,
^ Les Our)riers européens, p. 199 : Sur les Sociétés d'assurances mutuelles organisées en faveur des ouvriers d'Angleterre.
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270 LIVRE SIXIÈME — L'iSSOCIATION ET LA HIÉRARCHIE
lesquels disposaient d'un capital de 285 millions et d'un revenu annuel de 100 millions. La plus importante de ces sociétés était celle des Odàrfellows, dont le grand maître , résidant à Manchester, avait sous son autorité 3.500 sociétés locales, comprenant 234.000 associés. Cette loi, qui amende plusieurs lois antérieures , reconnaît comme établissements d'utilité publique les corporations qui tendent aux résultats suivants : !<> assurer, lors du décès d'un sociétaire, certaines ressources pour les funérailles ou pour les besoins des membres survivants de sa famille ; 2<> assurer des secours à la famille dans toutes les éventualités, fâcheuses pour les personnes, dont la probabilité •peut être méthodiquement calculée; 3*^ assurer, selon les lois de probabilité , des indemnités dans les éventualités qui amènent la perte des instruments de travail; ¥ favoriser, par le placement productif des épargnes, Facquisition des objets utiles à la famille ou à l'éducation de ses enfants; 5^ fournir les moyens d'émigration à la famille du sociétaire et aux personnes désignées par lui; &^ enfin pourvoir à toute autre destination jugée conforme au bien public par le procureur général d'Angleterre ou d'Irlande et par le Lord avocat d'Ecosse *. Vers l'époque où cette loi fut
* Une loi de 1852, amendée en 1862, assimile avec raison aux Sociétés d'assistance mutuelle les Sociétés coopéra^ tives de consommation et d'approvisionnement. Nées en
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