‹ La constitution de l'Angleterre considérée dans ses rapports avec la loi de Dieu et les coutumes de la paix sociale, Précédee d'apercus sommaires sur la nature du sol et l'histoire de la raceChapitre 162 sur 190 · CH. IV — LES CORPORATIONS DB BIEN PUBLIC · texte numérisé non relu

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tiers, même en Angleterre, les hommes abandonnés à eux-mêmes ; elles montrent aux lectures sérieuses et aux séances austères une force d'attention qui devient rare sur le Continent. Parmi les corporations de ce genre qui ont acquis une juste renommée, on peut citer celles qui ont pour objet les connaissances utiles {useful knowledge) et la science des sociétés (social science).

Les corporations qui combattent toutes les formes du vice ne sont pas moins encouragées et moins fécondes en résultats. Selon Tesprit dominant de la nation, elles prennent leurs inspirations dans le Décalogue (IV, i). C'est avec les lumières de cette loi, interprétée par la religion, qu'elles combattent les égarements du cœur, de l'esprit et des sens *^, Elles ont des rapports intimes ou des alliances formelles avec les communions religieuses : celles-ci sont même à certains égards des corporations de réforme morale, et elles encouragent tout spécialement les associations dont le but est la propagation de la loi primitive, complétée par l'Évangile. Ces sociétés se sont beaucoup multipliées, surtout depuis le règne de Georges III; elles s'appliquent, avec un zèle

*® C'est ici le lieu de rappeler les heureux résultats obtenus par les sociétés de tempérance en ce qui touche le bien-être et la moralité des populations. — Voir à ce sujet le Bulletin de la Société d*économie sociale, t. IV, p. 133. — Voir aussi les Ouvriers européens, p. 103 : Sur les sociétés de tempérance du midi de la Norwége. •

croissant et des ressources chaque jour plus considérables, à répandre la connaissance des livres saints, soit à Fintérieur parmi les classes longtemps abandonnées sans secours religieux (IV, v), soit dans le monde entier, parmi les races païennes plus ou moins soumises à l'influence britannique (VII, v). Comme les précédentes, ces corporations réunissent souvent des personnes appartenant à diverses communions ; mais, lorsqu'il en est autrement, l'émulation qui règne entre les institutions ne dégénère jamais en antagonisme ^^ L'esprit d'amélioration qui anime le pays entier et la comparaison journalière des résultats obtenus ont démontré depuis longtemps qu'en présence des envahissements du scepticisme, les hommes appartenant aux diverses croyances sont des alliés et non des rivaux. L'Église officielle a pu souvent constater la supériorité de certaines

^* Dans la réunion annuelle des Sociétés religieuses à Londres, en mai 1874, Tarchevêque de Canterbury, d'accord avec Pépiscopat tout entier, a donné une nouvelle preuve de cette sage modération. Il a hautement félicité « la Société des missions de TÉglise établie » d'avoir refusé, par esprit chrétien , de prendre part à la création d'un évéché anglican à Madagascar, où une Société de dissidents est à l'œuvre depuis longtemps avec succès. Sous l'inspiration des mêmes sentiments chrétiens, la Société, sollicitée à fonder de nouvelles stations sur la côte occidentale d'Afrique ', n'a voulu le faire qu'avec l'assentiment des Sociétés méthodistes et des missions de Bâle, qui, les premières, avaient porté l'Évangile dans ces contrées.

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