XXXVI OBSERVATIONS PRELIMINAIRES
MOYENS EMPLOYÉS POUR ÉTABLIR l'uNITÉ D^JNFOBMATION AU SUJET DES MATIÈRES QUI ONT ÉTÉ DIVISÉES DANS LE CADRE GÉNÉRAL
Cette division extrême des matières atteint le but indiqué au début de ces observations. Pour trouver le moindre sujet, le lecteur n'est pas obligé de faire une lecture pénible et de nombreux extraits : il n'a qu'à se reporter à la Table analytiqtie du tome I®^ ou à YIndex alphabétique du tome II. Cependant cet avantage n'est pas sans inconvénient : il exagère le morcellement qui, pour les faits sociaux, est inséparable de toute description. Une société est un ensemble dont tous les éléments sont intimement unis et même enchevêtrés. Le seul tableau où elle puisse se peindre exactement est la pensée de l'homme capable de la bien gouverner. On la dénature plus ou moins , par tout effort tendant à la représenter dans un écrit. La description méthodique des sociétés est devenue un remède nécessaire dans un temps où certains peuples, rebelles à la coutume, voudraient obéir seulement aux règles tracées par leur propre raison ; mais cette nécessité me paraît de plus en plus être un symptôme de décadence. Les membres de r Union ne doivent donc point considérer
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OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES XXXVIl
comme un progrès absolu, la branche de littérature qu'ils s'efforcent de créer; et ils doivent chercher les moyens propres à en atténuer les défauts. Le principal but à atteindre, pour y remédier, consiste surtout à rétablir, pour chaque sujet important, l'unité qui a été détruite par la description. Le moyen le plus efficace est fourni par de fréquents renvois, judicieusement intercalés dans les textes.
UTILITÉ DES RENVOIS INTERCALÉS DANS LE TEXTE ET CHOIX DES SIGNES DE RENVOI
Comme je l'ai indiqué précédemment (§ 2), la constitution de l'Angleterre est exposée dans le cadre où les éléments se présentent suivant l'ordre le plus naturel. Néanmoins , en raison même des imperfections spéciales à tout écrit, les faits essentiels doivent être répartis par fractions dans diverses parties du cadre. Chaque fois que cette circonstance se présente, je signale par un renvoi, entre parenthèses, la connexion qui existe entre ce passage et celui qui, s'en rapprochant le plus , a dû néanmoins être classé par la méthode dans un chapitre différent.
Cependant tous les lecteurs n'ont pas à faire usage de ces renvois.
Les rares lecteurs qui Usent, tout d'une traite ,
XXXVlll OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES
les ouvrages sérieux n'ont à tenir aucun compte des renvois. Ils ne doivent interrompre leur lecture ni pour retrouver en arrière un détail déjà connu, ni pour chercher en avant une explication prématurée. Seulement, ces lecteurs consciencieux sont dispensés du travail pénible d'annotation qu'ils ont à faire en lisant des ouvrages où la division est moins méthodique. Ils sont assurés de retrouver plus tard un sujet quelconque dans son intégrité , en s'aidant de la Table, de l'Index et des renvois.
Au contraire, les lecteurs qui se proposent uniquement d'étudier le sujet traité dans un chapitre feront un usage immédiat des renvois. Grâce à ces indications, ils se reporteront sans peine aux compléments d'information, contenus sur ce même sujet dans les autres chapitres.
Les exemples donnés ci- dessous indiquent les signes employés pour faire le renvoi dans les divers cas qui peuvent se présenter.
(IV) renvoie au IV^ livre.
(vu) — au VII® chapitre du livre où le
renvoi est placé.
(VIII, iv) . . . — au iv® chapitre du livre VIII. (note5,oun. 5). — à la 5® note du chapitre où le
renvoi est placé.
(IX, III, note 9). — à la 9« note du m® chapitre du