PREFACE XI
de bonne volonté qui servent mieux les œuvres d'amélioration sociale quand chacun d'eux se dévoue à perfectionner surtout son foyer, son atelier et son voisinage. Us prétendent moins encore empiéter sur le domaine des autorités traditionnelles qui sont chargées d'enseigner les grands principes sociaux : ils s'interdisent notamment de compromettre, par une immixtion maladroite, l'œuvre des corps constitués qui dirigent les États et les Églises. Ils restent absolument étrangers aux débats nationaux , politiques et religieux qui entretiennent en Occident l'antagonisme social. Sous ce rapport, ils ne se bornent pas à s'effacer : ils se tiennent prêts à suivre les autorités compétentes, dès que celles-ci, ayant repris sur les idées , les mœurs et les institutions leur légitime empire , auront le pouvoir de restaurer la paix sociale. En attendant ce résultat, dont elle pourra peut-être hâter la venue, l'Union a, dans l'œuvre de la réforme sociale, un rôle simple, nettement défini et facile à remplir. Elle a groupé , sans aucune idée préconçue , dans sa Bibliothèque*, une multitude de faits sociaux observés méthodiquement, pendant un demisiècle, dans toutes les parties de l'Europe et dans les régions contiguês de l'Asie. Ces faits démontrent avec évidence que les sociétés contempo-
• Voir, à la fin du U lî, la Pièce IXdes Documents annexés.
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