XII PRÉFACE
raines prospèrent ou souffrent, selon qu'elles respectent ou violent la loi de Dieu et les coutumes qui en dérivent : ils confirment par conséquent les doctrines qui se transmettent, sous nos yeux par tradition, chez tous les peuples prospères. L'Union met donc à la disposition de ses membres le moyen de réfuter les dangereuses aberrations des lettrés et spécialement de ceux qui croient pouvoir faire fond sur la prétendue science du « naturalisme^ ». Prenant les faits pour unique base de ses déductions, elle est fidèle à la méthode expérimentale qu'invoquent bruyamment les ennemis de la tradition; tandis que ces derniers, qui déclarent faire abstraction de tous les phénomènes appartenant aux domaines du moral et de l'utile , se classent eux-mêmes comme étrangers à la science sociale qu'ils prétendent enseigner. C'est ainsi que chaque membre de l'Union, tout en continuant à remplir ses devoirs publics et privés , en donnant même un nouveau charme à ses rapports de parenté ou d'amitié, peut s'employer utilement à rétabUr la paix parmi ses concitoyens et , tout au moins, parmi ceux de son voisinage.
Les membres de l'Union ne se bornent pas à propager individuellement, dans leur locahté, les informations publiées depuis vingt ans et con-
' Voir, à la fin du t. II , la Pièce I des Decuments annexés.
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