CH, 1*' — HISTOIRE DES SUBDIVISIONS
cière et du clergé. Elles ont lieu dans une assemblée dite Witena^Gemot^, où se trouve le germe de la haute chambre actuelle du parlement. Cette organisation territoriale, créée par les Saxons et les Angles, fut adoptée par les Danois qui, dans certains comtés du nord -est, se substituèrent à ces deux races.
Là division de l'Angleterre en comtés est donc antérieure à Toeuvre d'Alfred et de ses deux successeurs. Seulement, ces grands princes, en réunissant sous leur autorité les sept royaumes de l'Heptarchie, ont en fait atténué Faction du pouvoir royal sur chaque comté. Depuis lors, les comtés ont à peu près conservé les limites qui leur avaient été données pendant la période anglo-saxonne ; ils n'ont pas cessé d'être gouvernés par les grands propriétaires locaux , désignés par le roi. Cette organisation , à la fois judiciaire et administrative, du self-govemment, a toujours été considérée par les Anglais comme une précieuse garantie de la paix pubUque ; après neuf siècles, elle reste, sans aucune altération et, à ce qu'il semble, à la satisfaction générale, la base du gouvernement locale
* Des personnes compétentes pensent que dans la langue moderne parlée par les descendants des Saxons , cette réunion serait nommée Weisen-gemeinde (assemblée des sages). i=z * Dans les dix années qui ont suivi mon dernier séjour à Londres, on a commencé à réclamer l'introduction du ré-
Quant aux deux subdivisions du comté, elles ont été profondément modifiées par les changements survenus dans la distribution des foyers domestiques et des ateliers de travail. Ces changements, comme on Ta dit ci-dessus (I, vin), se sont surtout produits depuis un siècle. Tel Tithing anglo-saxon est devenu un district manufacturier plus peuplé que le Hundred et même que le comté dont il faisait partie. Les Hundreds et les Tithings , comme beaucoup de vieilles institutions, n'ont point été abolis par une loi écrite ; mais ils ont été tout au moins transformés par la force des choses. Malgré l'attachement que les Anglais montrent pour la tradition nationale, ces dénominations ne se retrouvent guère aujourd'hui dans le langage et même dans les documents de l'administration publique ^
gime électif pour le choix des représentants du comté ; mais je n'avais jamais entendu exprimer un tel vœu pendant les sept voyages que j'ai faits de 1836 à 1864. — F. L-P.
3 Les Tithings n'ont , à ce qu'il semble , laissé aucune trace sur le sol de l'Angleterre; et les Hundreds n'y sont plus représentés que par des vestiges. D'après notre savant confrère, M. Halsall, les Hundreds n'ont plus guère aujourd'hui pour raison d'existence que la responsabilité attachée au devoir de conserver la paix publique : ils restent tenus de payer les dommages causés par les commotions populaires survenues dans la circonscription ; quant aux institutions judiciaires, elles n'ont plus aucun rapport avec le llundred ; la petite cour de Blackburn , dans le Lancashire, paraît être aujourd'hui le dernier reste de ces anciennes
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eu. Il — LES SUBDIVISIONS ACTUELLES III