XIV PRÉFACE
communiquent ainsi provisoirement à cette réunion le caractère d'un Comité central.
Chaque groupe national ou provincial et les subdivisions qui commencent à s'y former, expriment l'intention de chercher des exemples utiles et des moyens de réforme dans les faità spéciaux à leurs localités; ils veulent, en outre, que les études soient entreprises et que les résultats soient coordonnés d'après un plan uniforme. Selon le ,vœu soumis au Comité par les groupes déjà constitués, comme par les membres qui restent isolés, les travaux les plus urgents doivent avoir pour but de constater trois sortes de faits, savoir : les phénomènes de prospérité* ou de souffrance qui se produisent dans toutes les branches importantes d'activité sociale; l'esprit de soumission ou de révolte qui, dans ces mêmes branches, se manifeste au sujet de la loi divine; enfin les conclusions qui se déduisent directement, quand on rapproche les deux séries de faits. Les observations qu'il importe d'entreprendre à ce sujet, sur les idées, les mœurs et les institutions de chaque race, doivent dériver du môme plan et de la même nomenclature, pour un simple voisinage , comme pour toutes les agglomérations rurales , urbaines ou mixtes qui entrent dans la constitution d'une province ou d'un État. Quant aux documents ainsi recueillis, ils seraient classés par Livres et Chapitres. Ceux-ci
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seraient subdivisés et dénommés de telle sorte que les faits importants des sociétés les plus diverses s'offrissent toujours au lecteur sous le même titre et sous la même subdivision du cadre général. Ce travail préparatoire, que Ton réclame ainsi de toutes parts , consiste en résumé à résoudre, pour les a monographies de sociétés }), le problème dont la solution a été donnée en 1855, pour les <t monographies de familles ]>, par la publication des Ouvriers européens •.
Le Comité provisoire de Paris s'est tout d'abord associé au vœu de ses confrères français et étrangers. Dans son opinion , l'œuvre d'association commencée par la Bibliothèque de l'Union doit être complétée par c le cadre général de la constitution des sociétés }>. L'Union de la paix sociale ne servira c la science», et elle ne sera utile à c la réforme » que si ces deux conditions sont remplies : si chaque groupe national ou local peut s'organiser dans un état d'indépendance absolue; s'il impose à ses membres l'obligation de subor-^ donner leurs travaux à a: la méthode scientifique » fondée sur la nature des sociétés. Partageant moimôme cette opinion, j'ai été prié par mes amis de satisfaire à un désir unanime , et de hâter ainsi l'achèvement de nos travaux préparatoires. J'ai promis dé façonner la première ébauche du mo-
® Voir, à la fin du tome II, la Pièce Vil des Documents annexés»
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