‹ La Constitution Monégasque de 1911 et sa révision de 1917Chapitre 2 sur 82 · Farnet, p · texte numérisé non relu

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faisait de Monaco un véritable fief, avec l'hommage. C’est le traité de Burgos. Augustin protesta aussitôt contre cet abus de confiance et le 15 novembre 1924 Charles Quint signait la déclaration de Tordesillas que confirmèrent les lettres patentes de son protégé du 10 avril 1525, et qui transformait le trailé en traité d’alliance sans aucune clause de vassalité. L'empereur s’engageait à défendre Monaco et payer l'entretien de 200 hommes en temps de guerre (1). Ce sont ces deux traités qui régiront jusqu’en 1635 la situation politique de la Principauté. Les Grimaldi s’appuyent sur Philippe IT pour éviter l'investiture. Mais des difficultés, résultant notamment du non: paiement des soldes, surgissent. En 1610 elles s’enveniment. Les Espagnols s'implantent de plus en plus à Monaco et y règnent en maîtres. L'esprit indépendant des Grimaldi et de leurs sujets ne pouvait plus supporter cette situation. L'arrivée de Richelieu au pouvoir en France allait survenir à l’heure utile pour renouer entre les deux pays les anciennes relations rompues depuis plus d’un siècle (2). En 1635 la lutte contre l'Autriche avait d’ailleurs amené nos troupes dans la région. Après six ans de négocialions, le 14 septembre 1641 Louis XIIL signait le trailé définitif et dans la nuit du 16 novembre

1. Mounié, La situation internationale de la Principauté de Monaco, p. 41-47; Farnet, p. 38.

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