V. Planiol, t. I, n
cendants mâles, par des substitutions à l'infini (t). Le dernier défend aux héritiers et successeurs d’aliéner ou d’amoindrir les libertés et franchises de Monaco sous peine de dévolution au Saint-Siège (2).
De même « les Princes furent toujours libres d’aliéner les domaines dont ils étaient maîtres absolus (3) ».
Le testament d'Isabelle Grimaldi (8 juillet 1419) . reconnaît à ses héritiers le droit de vendre ou d’échanger entre eux la terre de la Coudamine. El maintes fois les Grimaldi furent amenés à vendre leur seigneurié, ou, tout au moins, à l'essayer. Ainsi après une guerre malheureuse contre le duc de Milan Jean dut, par le traité du 6 octobre 1428,lui inféoder Menton et lui vendre Monaco. Mais huit ans plus tard, en guerre avec Gênes, le duc rappela lui-même Jean Grimaldi. Enfin l'arbitrage du 20 novembre 1441 libéra ce dernier de l'hommage et de toute sujétion (4).
En 1451, à bout de ressources, les Grimaldi cherchent à vendre Monaco. Le duc de Savoie ayant décliné l’offre,ils s'adressent au Dauphin Louis (futur roi Louis XI) qui voyant dans Monaco un point d'appui pour ses visées sur l’Italie,accepte et conclut