Org. const., p. 19 et
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moyennant une indemnité personnelle de 4 millions, somme calculée d’après la perte pécuniaire réelle, capital du revenu que le Prince tirait des impôts perçus sur les territoires abandonnés.
D'autre part le Prince est personnellement propriétaire de tous les revenus de la Principauté. La preuve irréfutable en est dans le calcul de l’indemnité de 1661.
On s'est reporté à ce que « percevait le prince » par tête d’habitant avant 1848, méthode déjà admise auparavant par le Piémont. Ainsi La Sardaigne, la France et la Principauté ont considéré que tous les revenus perçus par le Trésor, quelque soit leur nature, étaient la propriété du Prince. « A lui seul incombait l'obligation de faire face aux besoins du pays. Ces droits et ces obligations du Prince de Monaco n’ont pas changé et ne peuvent changer (1). »
Au point de vue extérieur les efforts politiques des Princes de Monaco, jusqu’au xvue siècle où ils aboutissent définitivement, tendent tous à assurer l'indépendance et la souveraineté de leur seigneurie (2).
En 1489 Lambert se fait écrire par le duc de Savoie des « lettres de Sauvegarde » (25 février), dans lesquelles celui-ci, entend que «le Prince de