Mounié, p. 100-104. Moucharville, p
tentaient encore les absences trop prolongées du Souverain.
Le terrain est merveilleusement préparé pour subir le contre-coup du mouvement libéral italien et pour permettre de se faire jour aux tendances séparatistes. Le roi de Sardaigne, dans l'espoir de pouvoir satisfaire ses visées annexionistes, les excile et pousse ouvertement à la révolte. Nombreux étaient les rapports avec ce dernier pays, aussi n’est-il pas étonnant de voirles mécontents se tourner vers lui (1).
En octobre-novembre l'agitation est permanente. On demande des réformes fiscales. Une pétition réclame du Prince des institutions semblables à celles que vient d'obtenir la Sardaigne. Celui-ci fait un accueil favorable aux demandes, et, sans plus tarder, pour montrer sa bonne volonté, abaisse les droits de sortie des marchandises. Mais cette ordonnance, tardivement publiée, ne fait qu’accroitre l'excitation. Le Prince,voyant la réalilé,se résigne à accorder des réformes, et le 10 novembre il rend une ordonnance réglant l’organisation communale. Mais il mécontente les Mentonnais le 9 décembre en refusant d’en recevoir une délégation,et le Prince héréditaire, parti immédiatement pour leur ville, où il est d’abord insulté, a beaucoup de peine, par un énergique discours, à calmer un peu les esprits.