‹ La Constitution Monégasque de 1911 et sa révision de 1917Chapitre 8 sur 82 · Moncharville, p. 133-136 ; Farnet, p · texte numérisé non relu

Moncharville, p. 133-136 ; Farnet, p

Durant ces journées les troupes sardes étaient restées inactives. Aux plaintes du Prince, le général Gonnet, leur chef, répond qu’il protégera loyalement sa personne et sa souveraineté, mais que ses instructions ne prévoyent pas l'intervention dans les mesures de police. Les Monegasques envoyent au roi de Sardaigne une adresse sollicitant sa protec- Lion contre le despotisme de Florestan,et le 22 février le général Gonnet leur déclare que son souverain, « suzerain du prince, » est disposé à l’examiner. Mais le calme ne revient pas (1).

Le 23 février le Prince lance une proclamation annonçant l'adoption de la Constitution demandée et deux jours après rend l'ordonnance portant établissement de la Constitution du 25 février 1848. « Florestan, par la grâce de Dieu Prince souverain de Monaco... ; ayant annoncé par notre proclamation du 23 de ce mois que nous adoptions dans son intégrité la Constitution de S. M. le roi de Sardaigne, et désirant que le pacte fondamental destiné à resserrer les liens qui nous unissent au pays soit promulgué suivant les formes légales, Nous avons déclaré et déclarons ce qui suit :

« Article premier. — La religion catholique, apostolique et romaine, et la seule religion de l'Etat.

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