‹ La Constituyente et les ColoniesChapitre 94 sur 146 · Proc.-verb. (Arch. nation., Dxxv · texte numérisé non relu

Proc.-verb. (Arch. nation., Dxxv

2. Raimond était l'inspirateur ordinaire des défenseurs des noirs ; il le dit lui-même dans une lettre adressée, le 4 mars 1791, à ses frères de Saint-Domingue (citée par Page, dans son Mémoire à la Convention sur les Causes des Troubles des Colonies françaises, du 11 juin 1793, br. in-8° de 200 p., p. 59 sq.). « MM. Brissot, Grégoire, Pétion, Clavière, sont les seuls qui ont continué à défendre notre cause avec un zèle incompréhensible ; ma faible plume n'est occupée qu'à leur fournir des notes et des idées. » — Il dépensait beaucoup en réceptions et publications, et ïl demande à ses frères, dans cette même lettre, une contribution de 7.398.000 livres payable en trois termes. — Cf. ses lettres pendant sa détention (1793-1794) aux Archives nationales, Dxxv, 82, 83, 117, et les pièces de son procès, notamment son Mémoire justificatif (impr. in-4°, 126 p., pages non coupées), Dxxv, 56.

tiques à la deuxième génération, c'est-à-dire aux quarterons. » Deux jours après, il présenta un mémoire, dans lequel il demandait : la liberté pour l'enfant d’une négresse et d’un blanc ; les droits civiques aux hommes de couleur actuels ; l'abolition de la traite!. Le 7 septembre, le quarteron Ogé, qu’attendait une tragique destinée, fut à son tour introduit devant la Société et remit un mémoire semblable au précédent. Enfin, le 9 septembre, ce fut de Joly, avocat aux Conseils et secrétaire des représentants de la Commune, qui se présenta avec une députation de l’Assemblée des mulâtres résidant à Paris?. Après avoir for-

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