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n'est plus la Flamme froide du Premier Logos, mais la Flamme brùlantedu Troisième, qui de l'océan de Feu va construire le Cosmos et rendre l'Univers possible.
Et quand nous envisageons la lumière projetée sur celte conception antique et relativement facile pour ceux qui ont étudié avec soin, quand nous nous reportons aux ouvrages de Mme Blavatsky, nous y trouvons ce point exposé très clairement ; en les prenant pour guides, nous pouvons démêler le symbolisme auquel nous faisions allusion tout à Tbeure. Sousle nom de Feu elle désigne sous sa forme lapluspure, lasubstancede Tétlier avantméme qu'on puisse en parler comme d'Akâsha. Il y a là deux Feux, et les enseignements occultes font une distinction entre eux; le premier Feu est pur, sans forme, invisible, caché dans le Soleil central spirituel, et, métaphysiquement parlant, il est considéré comme triple. Ici encore nous voyons la triple nature du Logos dans lequel ces Feux prennent forme, puis le Feu se manifestant comme Cosmos et qui sera septénaire dans l'univers aussi bien que dans notre système solaire; tout comme nous l’avons expliqué précédemment quand nous avons vu le triple se développer en septuple. Ici nous avons la Flamme sans forme — la Flamme froide ou Lumière — puis le Feu et enfin la chaleur ou Flamme créa-
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trice, le même symbole présenté sous un autre aspect, la même idée essentielle exprimée sous Aine autre forme. Aussi avons-nous toujours appris que la Lumière du Logos, Daiviprakriti ou le côté brillant de la Substance^ a été l’agent générateur et créateur et vous devez avoir entendu dire que le Lotus symbolique auquel je faisais allusion était hermaphrodite ; ceci ramène notre esprit à cette même idée de dualité que nous avons découverte plus haut comme caractéristique du second Logos ou de la seconde énergie manifestée qui va construire l’Univers. De celle-ci découle cette force représentée sous ses formes les plus inférieures par l’électricité, le magnétisme, la chaleur, et qui n’est encore qu’un autre mode du mouvement, une autre activité du grand Souffle; c’est elle dont la littérature théosophique parle si souvent sous le nom de Fohat, et que Subba Rao a justement nommée la Lumière du Logos ; car elle est l’énergie vivifiante qui, en jaillissant, doit construire le Cosmos; c’est le Serpent ardent, l'agent créateur. Vous devez vous rappeler ce que je vous en disais en faisant allusion aux dernières découvertes de M. Crookes qui symbolisent l’électricité, et en vous expliquant comment la forme en spirale est produite par l’abaissement de la température. Reportez-vous à ce que j’ai dit
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précédemment, à ce sujet, a Tallusion que j’en fis comme symbole de Télectrité, en parlant des dernières découvertes de W. Crookes, et au mode de formation de la spirale sous rinlluence d'une chute de température. La voici devenue le serpent ardent, le Dragon flamboyant qui, soufflant du Feu à travers rOcéan lacté, construit toutes les formes de la manifestation. Partout où vous rencontrerez le Serpent de Feu, partout où vous le verrez former un cercle en se mordant la queue, c’est que vous avez passé de la spirale génératrice à la sphère qui est le résultat de la génération, car le serpent enroulé qui se mord la queue, est le symbole du Cosmos évolué ; il est devenu le globe, qui toujours représente le Cosmos sous sa forme manifestée. Ainsi le Serpent devient POEuf d’où émergent les formes postérieures du Cosmos; c’est quelquefois dans cet œuf que vous trouverez Brahmà, le pouvoir créateur, au lieu de le trouver dans le Lotus. Il réside dans l’OEuf d’or, autre symbole du Lotus ; il vit pendant un certain temps dans cet œuf, puis en sort et crée les mondes. De là encore le symbolisme du Serpent enroulé autour de la montagne, pendant ce barattage de l’Océan de substance d’où furent engendrées, selon les Poiiranas, le vie, l’immortalité et les autres choses. Comme je vous l’ait dit souvent, si
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parmi vous un lettré prenait les Pouvcinas ^ les étudiait et voulait comparer avec eux quelques-uns des exposés de noti'e science moderne, il pourait prédire la direction que suivront les découvertes scientifiques; il justifierait aux yeux de l’Occident, et d'une façon inimitable, la nature profonde de la pensée orientale, il lui montrerait la route que ses études doivent suivre et la voie dans laquelle ses recherches futures pourront être le plus fructueuses.
Laissons ce sujet pour aborder une autre conception très intéressante du Feu — un aspect du Feu par rapport à 1 bomme, le rapport qui existe entre le feu générateur dans le Cosmos et ce qui est la racine de la Vie dans le cœur de l’individu. Ouvrons la Mundakopanishad ; au commencement, je crois, de la seconde division, vous trouverez cette déclaration ; -< Comme un feu flambant projette de mille façons diverses des étincelles semblables, ainsi sont produites, ô hien-aimé, les âmes vivantes d’espèces différentes mais formées toutes de 1 Unité indestructible (i). »
Quelle est la signification réelle de cette strophe? Nous avons déjà envisagé le Feu comme force centrale dans le Cosmos ; des
(1) Mundaka, II, I, 2.
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étincelles sont lancées dans toutes les directions quand le Feu flambe et atteint Pétât de flamme : le mot « flambant » indique Pétat où le Feu a commencé à flamber, où vous avez la Flamme, cette caractéristique du troisième Logos. Mais le troisième Logos est Mahat, c’est-à-dire l’Intelligence dans son essence même et nous apprenons ainsi que c’est de Brahman, en tant qa intelligence^ que jaillissent ces étincelles que nous trouvons dans chaque atome du Cosmos, de sorte que le Cosmos une fois construit il ne se trouve rien en lui qui ne soit animé de l’essence de la Vie divine. L’étincelle projetée c’est PAtinà de l’atome (vous devez vous rappeler qu’il n est pas confiné dans l’homme seul), le Soi non pas seulement de l’homme, niais de toutes choses, Pessence la plus intime de l’atome, tout aussi bien que du plus sublime des Dieux manifestés ; car, encore une fois, l’Univers est un, et l’étincelle lancée par le Feu flamboyant est à l’origine de tout ce qui paraît en manifestation ; si bien que le grain de sable, que dis-je, les atomes mêmes qui composent le grain de sable, ont pour essence Atmà, et pour forme PAkâsha, qui, retenant pour ainfei dire le rayon émané d’Atmâ, opère la différenciation par la limitation et introduit le principe de division dans l’Unité. A mesure que ces étincelles s’élancent
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au loin, il se forme ce qu’on a appelé clans la Doctrine Secrète «un tourbillon de Feu », dénomination bien expressive, car ce tourbillon se répandant dans l'espace emporte toujours avec lui l’essence du Feu unique et de la Vie unique. Quand ce tourbillon se brise, s'il y a des différences dans la nature des étincelles évoluées, elles ne résident pas dans leur nature essentielle, mais dans ce qu’elles apportent en elles dans leur manifestation.
Ici se cache un des plus grands et des plus profonds mystères de l’enseignement occulte, sinon le plus profond de tous, et je dois vous y amener pas à pas, autrement il serait difficile, du moins pour quelcjues-uns d’entre vous, d’en suivre la pensée, surtout si vous ne savez pas encore lire entre les lignes des Livres Sacrés, et chercher, par la comparaison des divers passages, le sens caché qui les relie. Si vous voulez bien me suivre pas à pas, je vous ferai pénétrer au cœur du mystère, mais je ne veux pas vous l’exposer dès le début de peur que sa présentation soudaine ne jette de la confusion dans votre pensée, confusion qu’il serait difficile de débrouiller ensuite. Imaginez l’étincelle projetée par le tourbillon de feu; rappelez-vous que cette étincelle est Atmâ, et que le rayon de cet A tmâ est, pour ainsi dire, coupé par l’Akûsha, en est
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séparé, de sorte que, quoique fondamentalement un (i), il soit cependant séparé dans la manifestation ; cette séparation ne se fait pas à son propre point de vue, qui est celui dans lequel tous les rayons divergents apparaissent comme un rayon unique, mais de l’autre point de vue de la manifestation, quand il est envisagé non comme Lumière immédiate mais comme Tx^kasha qui voile la Lumière, qui, en limitant chaque rayon, opère la séparation, là où, en réalité, il n’y a point de séparation. Ainsi, observé de l'intérieur, T Univers est un : observé de l'extérieur il est multiple, car il n'est point observé au point de vue d’Atmâ.
Si vous vous trouviez placé dans le Soleil Central et que vous suiviez de l'œil tous les rayons à la fois, toutes les parties du paysage éclairé qui frapperaient l'œil placé au centre, au moyen de ces différents rayons, vous feraient l’effet d’une seule lumière. Tandis que si vous êtes à l'extérieur, au milieu de ce paysage, regardant d'en bas, de l’extrémité d'un rayon, vous vous trouvez environné de nombreux rayons, et cependant vous ne pouvez voirie soleil par un autre rayon que celui qui vous éclaire. Pourtant vous voyez le même soleil, puisque tous les rayons émanent de
(1) Car xVlma, est un, et c’pst en celle unité que réside l’espérance de noire libération.
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lui : il y a donc unité dans le centre, bien qii il vous soit impossible de reconnaître cette unité tant que vous êtes à la circonférence de ce cercle immense, tant que vous ne pouvez voir autrement qu’en suivant, pour ainsi dire, un des rayons qui remontent au centre universel. Conservons un instant cette pensée dans notre esprit, et faisons un nouveau pas.
Chaque atome possède donc Atmâ, mais on le nomme maintenant Jîva ; ce nom indique qu’il est séparé au point de vue de la manifestation individuelle et non au point de vue du tout manifesté. C’est l’illusion, c’est la maya que nous ne pouvons surmonter et qui rend dans un sens très réel Tunivers illusoire; car, voyant d’une vision trompeuse, voyant ces rayons séparés dans la manifestation, nous n’observons plus l’unité d’où ils émanent. Voilà donc une expression que nous entendons fréquemment employer et que nous devrions désormais interpréter comme il faut : C’est que chaque atome a son Atmâ ; elle n’implique pas de séparation fondamentale, mais simplement une séparation dans la manifestation.
Parvenus à ce point nous pouvons concevoir dans ce tourbillon d étincelles en manifestation des différences de nature qui nous auraient paru incompréhensibles au premier abord. Quelques-unes de ces étincelles sont
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comme des Flammes vivantes, conscientes et intelligentes qui, dans la construction de cet univers manifesté se présentent en qualité de Dévas. Ce sont des Intelligences qui ont atteint un haut degré de développement spirituel; elles sont bien moins limitées que les hommes, qui arriveront à l’existence beaucoup plus tard.
Dans cette première phase de la manifestation, il y a pour ainsi dire un tourbillon de ces étincelles manifestant une haute intelligence, capables d’opérer comme agents vivants de l’énergie créatrice et de construire l’Univers sous le contrôle de cette force coordinatrice. Ainsi parmi les premières manifestations se rencontre celle des Dévas dont il est parlé sous différeuls noms : Indra, \ayou, etc ..Ce sont eux que nos orientalistes dans leur ignorance intei’prètent comme» les pouvoirs de la Naturepersonnifiés» parunecivilisationenfantine; d’après eux, la pensée puérile de l’homme s'emparant de phénomènes naturels, tels que l’air, le ciel et la lumière, les appelle Vayou, Indra, Agni et les adore comme des Dieux! En réalité, ce que l’esprit de l’humanité en bas âge a personnifié, ce ne sont pas les phénomènes de la nature, mais ces étincelles de Feu, ces Intelligences vivantes, qui ont émané du Suprême bien avant l’enfance et la naissance môme de l’humanité, puisqu’elles sont
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venues construire pour cette future humanité le Cosmos qui devait naître. L’Occident ne voit, dans cette soi-disant personnification des forces naturelles, que renfantillage de penseurs naïfs, d’une humanité enfantine, tandis que ces Dévas sont, en réalité, les instruments qui se cachent derrière chaque apparence phénoménale, que ces Intelligences sont celles qui dirigent ce que nous appelons les lois de la Nature. Les Dévas sont des entités ; ils ont des existences réelles, séparées de Tunique, Atmà au sens que j’ai donné au mot séparation, de manière 5 pouvoir construire un univers et le rendre intelligent du centre à la circonférence. Que sont les phénomènes de la nature, sinon les apparences extérieures des Dévas et le Déva est au cœur des phénomènes. A mesure que la manifestation s’accentue, ceuxqui appartiennent à des degrés inférieurs évoluent graduellement, jusqu’à ce qu’ils forment une hiérarchie. L’apparence la plus inférieure qui existe sur terre n’est qu’un voile illusoire jeté sur Atmà ; il en résulte qu'une àme bien entraînée et bien développée, n’étant qu’une avec la force créatrice, peut manipuler à son gré ce que nous appelons la matière, parce qu’elle sait commander à ces Intelligences dont la matière n’est que le vêtement extérieur; et elle se dressera comme un Dieu manifesté quand elle aura réussi à surmonter
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