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parition de 2 cas de contagion directe,cela prouve déjà la longue vitalité du virus. Mais ces délais sont largement dépassés dans l’observation suivante, communiquée par le D' Lemierre à la Société Médicale des Hôpitaux :
Il s’agit d'un comptable qui présenta au milieu de décembre 1920,les signes non douteux d'une encéphalite à type algique, avec prédominance d’angor et des mouvements myocloniques.
Sa seconde fille, âgée de 12 ans, avait été soignée par le Dr Netter en mars 1918 d'une encéphalite grave, à la suite de laquelle elle conserve encore des mouvements myocloniques du membre supérieur gauche. La paralysie oculaire qui avait disparu au bout de quelques mois, avait fait sa réapparition en septembre 1920, témoignant ainsi d’une reprise d'activité du virus. La contagion du père, près de 3 ans après le début de la maladie de la fille, s'explique fort bien par cette réactivation de l’encéphalite. A l'heure actuelle les deux malades ne sont nullement guéris. Nous les avons revus le 24 mai dernier à l'Hôpital Trousseau, où ils venaient consulter, le père pour une grande lassitude physique et une apathie intellectuelle presque complète, il se plaignait, en outre, de diplopie. La jeune fille se plaignait d’une diplopie légère et de mouvements myocloniques du membre supérieur gauche plus accentués.
Pareille persistance du virus se retrouve dans le cas suivant :
Le jeune B. Raymond, âgée de 6 ans 1/2, entre à l'hôpital Trousseau le 9 septembre 1921, amené par sa mère sur les conseils de son médecin, le Dr Loiseau.
Le malade entre le 9 septembre 1921 amené par sa mère pour céphalée, fièvre et agitation,
La maladie actuelle a débuté, il ya 8 jours, par une céphalée intense avec fièvre. Le samedi 3 septembre 1921, il est pris d'une nouvelle crise de céphalée avec fièvre intense, accompagnée par des mouvements myocloniques et présente une insomnie réelle.
A l'examen du 9 septembre, l'enfant présente une intelligence très vive, mais la parole est lente avec tic des lèvres qui se contractent irrégulièrement du côté gauche.
Mouvements myocloniques de la langue du côté gauche ;
.Nystagmus des 2 globes oculaires ;
Les mouvements actifs des membres sont lents et possibles ;
Le signe de Kernig est douteux ;
Les reflexes rotuliens et achilléens sont conservés, mais diminués du côté gauche. Pas de signe de Babinski. La langue est saburrale, l'abdomen est ballonné, le malade présente de la constipation.
Ponction lombaire. — Le liquide céphalo-rachidien est hypertendu.
Le Wasserman est négatif dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien.
Le 12 apparaît une éruption morbilliforme avec prédominance à la face, mais généralisée à tout le corps.
Le lendemain apparaissait une paralysie des membres inférieurs avec prédominance à gauche et hypo-excitabilité avec réaction de dégénérescence du côté gauche, au courant galvanique, au faradique les muscles réagissent.
Le 13 octobre, la marche est facile.
Le 18 octobre les progrès sont considérables et l'enfant sort le lendemain.
Le 29 octobre, l'enfant est ramené, il ne présente plus qu'une légère atrophie du membre inférieur gauche. La force musculaire est diminuée des 2 côtés tant aux membres supérieurs qu'aux membres inférieurs.
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Tous les reflexes existent et sont normaux comme intensité.
Depuis sa sortie de l'hôpital, le malade aurait présenté de la diarrhée, accompagnée de poussée fébriles, puis seraient survenus quelques vomissements. Au moment de l'examen, le ventre est souple, sans défense musculaire.
L'interrogatoire de la mère nous a appris qu'en mars 1919, elle avait, un matin, éprouvé, en faisant ses commissions, une violente douleur à la nuque, suivie d’un froid général, puis de frissons, qui ne durèrent que quelques minutes.
Le soir, elle eut une crise, avec sensation de mort imminente, puis des tremblements dans la jambe droite. Ces crises revinrent environ # jours par semaine et toujours le soir vers 10 heures.
Quinze jours environ après, la malade voit double, puis présente de l'agitation avec idée de suicide et envies d'étrangler son enfant. |
Un autre fait de la longue persistance du virus est le suivant :
Le 21 décembre 1920 entrait à l'hôpital Trousseau l'enfant Lucien M..., âgé de 9 ans, dont la maladie avait débuté le 23 par de la somnolence, s'accompagnant de secousses musculaires constatées par la mère.
Le cousin de cet enfant, André L..., avait été soigné dans le service du 14 mai au 31 juillet 1920 pour une encéphalite typique des plus graves, ayant débuté le 11 mai.
Il était revenu consulter au début de décembre, pour somnolence et une reprise d’attitude penchée en avant qu'il avait eue durant sa maladie.
Sa tante était occupée à faire des ménages et le jeune Lucien, au sortir de l'école, passait régulièrement 3/4 d'heure au domicile de son cousin André,
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Une pareille persistance du virus se rencontre dans
l'observation suivanie :
Eu décembre 1919, entre pour encéphalite à Phôpital Trousseau, le jeune Men, âgée de 12 ans. Il est soigné chez lui rue des Rosiers, depuis environ un mois par le D' Netter. Il reste alité 3 mois, ayant eu, durant ce laps de temps, 2 abcès de fixation.
Son état s’améliorant il est renvoyé à Brévannes d’où il rentre chez ses parents, ne présentant plus aucuns troubles.
Mais la maladiereprend avec l’allure parkinsonnienne : attitudes, tremblements, secousses. Il revient consulter dans le service, y rentre le 15 novembre et meurt le 26 décembre à 11 h. 4o du matin.
Son frère rentre dans le service en 1921 pour une chorée, avec symptômes d’encéphalite. Un abces de fixa-
tion le guérit. ;
Nous mentionnerons la relation du D' Laubrie (de Donzenac) d’une épidémie dans le Périgord :
Le caractère de la maladie a été évident, surtout dans les deux villages de Sadrat et de Chaumont. Il semble que la plupart des malades (5 sur 10) se seraient contaminés à Brive,et que l’apport du germe dans les villages voisins à pu être l’occasion de satransmission d'homme à homme.
Deux malades habitaient, l'un le petit village de Sadrat, l'autre celui d'Ussac. Ils s'étaient vus quelques jours auparavant, alors qu'ils n'étaient malades ni l'un ni l'autre. Il y
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a donc eu transfert de germes par un sujet encore sain. Un troisième, habitant Sadrat, a été en contact avec des personpes qui avaient vu le premier.
Un malade d’Alassac, charretier, était en rapport avec des habitants de Sadrat, qui se rendent très souvent à Alassac.
À Chaumont, il y a eu contagion 8 jours auparavant, entre un habitant jusqu'alors sain,et le père du premier malade avec lequel il avait parlé pour lui demander des nouvelles.
Les autres malades paraissent avoir été contagionnés à Brive.
Dans les grands groupements on n’observe que très peu de cas. ;
Dans les hôpitaux nous ne connaissons que 2 observalions de contagion.
L'une, rapportée par Claude et Laulerie qui ont observé à l'hôpital St-Antoine deux cas intérieurs d’encéphalite, lun 4 semaines, l’autre 5 mois après l’entrée dans des salles où étaient soignés des malades atteints d’encéphalite. d
L'autre, rapportée par le D" Lortat-Jacob, concerne. une malade qui entre pour encéphalite, le 23 février, elle est isolée, mise dans une chambre à part et a pour la soigner, une infirmière qui, le 11 mars, présente une encéphalite qui nécessite son hospitalisation jusqu’au 21 Mail.
Dans les écoles, également peu de contagion. Dans une institution, sur 100 élèves, deux seulement sont pris.
Dans un autre pensionnal, 2 sur 500.
Dans les casernes, nous n'avons trouyé que 2 cas de
contagion. Ils concernent 2 militaires faisant partie du peloton des élèves caporaux : occupaient dans la même chambrée des lits presque voisins,avaient travaillé assez longuement dans le même bureau quelques jours avant que le premier atteint eut présenté les symptômes. initiaux.
En Angleterre où la déclaration est obligatoire, sur 328 cas on note seulement 5 fois la contagion.
Obs. I. — Harris a soigné à Londres une femme dont l'encéphalite a débuté le 29 mars 1918 ; elle met au monde un enfant venu à terme qui est pris quelques jours après de somnolence marquée,de constipation et de rétention d'urine.
Tous deux guérissent.
Obs. II. — A Mandsfield, une fillette de 21 mois, ses frères de 9et 7 ans, tombent malades les 19 avril, 4 et 6 mai. Les deux premiers succombent,
Obs. III. — A Easthourne, un garçon, âgé de 13 ans, tombe malade le 24 janvier 1919. Sa sœur, âgée de 12 ans, est atteinte le 7 février. [ls guérissent tous les deux. Ils couchaient dans le même lit. Le père, la mère, une sœur et un frère n'ont pas présenté d'encéphalite, mais ils avaient eu de la fièvre au moment du début de la maladie de l'enfant.
Obs. TV. — À Weybridge, un jeune homme de 20 ans présente les premiers signes d'encéphalite, le 29 mars. Sa mère est prise le 1% avril, ils guérissent ; il n'y a pas d’autres malades dans la maison.
Obs. V. — Un frère et une sœur, âgés de 9 et 5 ans, sont malades les 19 et 23 mai, Tous deux décédèrent le 24,
Re Mines
Obs. VI. — Un homme de 59 ans, sa femme, de 47 ans, sont pris, les 7 décembre 1918 et 14 janvier 1919. Ils meurent.
Obs. VII. — Une dame âgée de 63 ans est prisele 5 décembre 1918. On la transporte le 17 décembre, dans une maison de santé. Sa garde contracte l'encéphalite le 26 décembre. Toutes deux guérissent.
Par contre, en Angleterre, dans un home de la ville de Derby, où était installé un pensionnat, la contagion fat particulièrement forte et l'épidémie meurtrière.
Ce home hébergeait 18 jeunes filles de 15 à 22 ans et 3 employées de 30 à 55 ans.
Sur ce nombre, il y eut 12 malades offrant des signes non douteux d'encéphalite et notamment des troubles oculaires. L’affection fit son apparition le 14 août et se répartit chronologiquement ainsi :
AA TE Ce RE NE CAS; SR Te SENS D'CAS4 ADP TES: PR NS lL cas ; PHIAOUL EE PANNES 2 CAS ; RO AO Re mn RU 1 CAS ; SOMOINFATMES LU LU Ve rez I CAS ;
La maladie fut légère et de courte durée chez les employées dont deux n’interrompirent pas leur travail.
Elle fut plus marquée chez les 9 élèves dont quatre moururent les 3°, 8°, 9° et 10° jours.
Dans la Z. F. D.Z. Neuroligica und Psychätrie, numéro 16, février 1922, nous trouvons la relation d’une
ET
conférence faite à Vienne par George Stieftller : sur la contagion de l’encéphalite léthargique et dont voici un résumé :
Nous avons vu à Lintz et aux environs un grand nombre d’encéphalites. En 1918 et en 1919, nous n’observons que 99 cas tous sporadiques. En 1920 commence une épidémie pour laquelle nous fimes de pair avec Katz, une enquête qui porta sur 128 cas, dont 12 furent suivis depuis le début. |
Nous avons trouvé 8 cas de contagion dont voici les
observations.
-O0bs. I. — 11 s'agit d'une femme de 33 ans qui tomba malade le 2 février 1920. Le début se fit par : Myoclonie, rétention d'urine, ptose, inégalité pupillaire, paralysie du moteur oculaire commun et troubles de la marche. Ces phénomènes vont en s'aggravant et la mort survint à la suite d'un accouchement provoqué au 6° mois d'une gestation.
Onze jours après le début de sa maladie, sa mère, âgée de 72 ans, et qui n'avait pas quitté son chevet, dut s'aliter. Elle présentait de la fièvre, de violentes secousses muscCulaires, de la diplopie, de l'inégalité pupillaire. Ces symptômes durèrent 8 jours, puis entrèrent en régression.
Obs. II. — Du 14 janvier au 16 février 1921, 4 cas d'encéphalite sont hospitalisés à Lintz. La religieuse qui les veille est prise d'encéphalite le 4 mars. Le début se fait par fièvre accompagnée de délire, puis survint du sommeil, une para lysie du droit interne, une lenteur de la réaction pupillaire. La malade mit deux mois à se remettre.
Obs. III. — Un homme, pris le 2 janvier 1921, quitte le lit le 10 mars, cinq semaines après il reprend son service. Le 30 août il est revu guéri,
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Sa fille Marie, employée de magasin, est prise le 23 janvier, trois semaines, par conséquent, après son père, de fièvre avec fatigue, douleurs, paralysie faciale, puis survint de la céphalée et de la somnolence. La maladie dura trois semaines,
Obs. IV. — Un ouvrier, âgé de a ans, fait une encéphalite commençant le 17 mars par frissons, puis diplopie, secousses musculaires, paralysie du moteur oculaire commun du côté gauche. Ces symptômes s’atténuent en juin, mais le malade n'est débarrassé que quatre semaines plus tard. -
Une employée de 19 ans demeurait dans la même maison, elle habitait l'appartement voisin et le corridor était commun. Le 2% février elle avait été prise d'une violente céphalée avec coryza et délire, puis elle était tombée dans une léthargie profonde qui dura 8 semaines. 8 jours avant d'être malade, elle avait été rendre visite à son voisin.
Obs. V. — Une femme, âgée de 51 ans, tomba malade le 14 novembre 1919. Elle se plaignit de fièvre, de douleurs, de paralysie faciale avec réaction de dégénérescence. sept mois après on observa le retour à la contractilité faradique, puis deux mois après celui à la contractilité galvanique faible.
Le 27 novembre, son mari est atteint de paralysie faciale gauche, d'une durée de quatre semaines. Le 20 janvier, il fait une paralysie du moteur oculaire externe du côté gauche.
Cette fin d'année 1919 avait vu éclore à Lintz et aux environs un nombre inusité de paralysies faciales.
Obs. VI. — Elle concerne un homme de 46 ans dont le début de la maladie, remontant au 25 janvier 1920, se fit par de la diplopie, et la paralysie du moteur oculaire