CHAPITRE XVII
LA PLAIE DES DISTRACTIONS
Voici un chapitre qui a et6 ecrit {X)ur la consolation de beaucoup d'ames de bonne volonte.
Les distractions forment un s6rieux obstacle k la pri^re ; et elles se rencontrent k tons les degr^s de la vie spirituelle, meme aux plus sublimes, comme nous le voyons dans la vie des Saints.
C'est \k une tr^s grosse 6preuve des dmes de bonne volenti. Elles supportent avec peine de voir que parfois, en ddpit de tous leurs efforts, les distractions, comme une nu6e de moucherons, s'abattent sur eux et les importunent pendant — M5 -
toute la duree de leur oraison, depuis le premier moment jusqu'au dernier.
Pour des ames peu genereuses, ou bien faibles et ignorantes, cette epreuve devient une esp^ce de scandale et I'occasion d'abandonner rentreprise. Elles disent : « A quoi bon? Dans ces conditionsla ce n'est pas ,1a ipeine d'essayer de prier. » Elles s'^taient mises k la recherche de Dieu pour gouter ses douceurs, et voila qu'Il n'est pas venu k leur rencontre et qu'Il ne leur a rien donn6 du tout. C'est k n'y rien comprendre !
Mais, pourrions-nous tout d'abord demander a ces faibles dans la foi et Tamour : N'est-ce pas votre faute si vous rencontrez tant de difficult^ k faire oraison? Si vous y apportez un esprit \6ger : si votre vie est pleine de dissipation ; si votre int^rieur est immortifie, pouvezvous esp^rer que Dieu se plaira k r^pandre en vous ses consolations surnatu- — 2^r —