CHAPITRE XIX
LES LIVRES LITURGIQUES DE LA SAINTE EGLISE
Notre m^re la sainte Eg-lise, a dans le monde une double mission k remplir : d'abord celle de pourvoir officiellement k 1 'adoration et k la louang-e publique de Dieu ; ensuite celle d'administrer aux fideles les bonnes clioses de Dieu, a savoir le depot de sa revelation surnaturelle, et les Sacrements de la Nouvelle Loi.
C'est pour raccomplissement de ce double devoir que I'Eglise sous la conduite particuli^re du wSaint Esprit a compost en partie, et en partie compile, pour Tusage de ses minlstres, les livres
LIVRES LITURGIOUES DE L'EGLISB
liturgiques. lis sont au nombre de six : le Missel, le Breviaire, le Martyr olj^c, l-i Rituel, le Pontifical, enfin le Ceremonial des Eveques.
L'axiome bien connu d^s I'antiquite chretienne : « Lex orandi, lex credendi », veut dire que dans les formules des pri^res de I'Eg-lise est renferme tout le contenu de la foi catholique. L'Eglise a en effet trouve le moyen de condenser dans sa liturgie, toute la doctrine r^velee, qui lui vient soit des Ecritures, soit des traditions divines, et de leur donner expression dans un style populaire, pratique, diamatise, qui frappe les sens et I'imagination pour p^netrer plus sftrement dans les esprits.
Malheureusement, depuis Taurore des temps modernes, qui fut signalde par I'apparition du Protestantisme, le sens liturg-ique a ^t^ s'affaiblissant graduellement parmi les Chretiens. L'Eglise n'a — 2Pr —
LA CONTEMPLATION CHRSTIENNE
plus les m^mes facilit^s qu'autrefois de deployer la pompe de ses solennit^s et de penetrer jusque dans rintime de la vie du peuple. II faut convenir ouvertement que I'etat actuel de la society en g^n^ral, est un obstacle formidable k une renaissance complete de Tesprit liturgique. En depit du puissant mouvement dans ce sens, inaugur^ il y a plus de trois quarts de si^cle par Dom Gu^ranger, et qui n'a cess6 de prendre des forces et de se propager, I'esprit liturgique est encore trop peu cultive. L'ensemble des Hvres liturgiques, consid6r^ comme un objet d'^tude pieuse, est encore presque tout entier une terra incognita, un tresor cache en terre, pour un trop grand nombre de Chretiens ir-struits ; m^me quelquefois pour ceux qui sont appel^s k faire constamment usage de I'un ou de I'autre de ces livres, et qui par consequent devraient au moins savoir en appr6cier les merveilleuses ri-
T.IVRES LITURGIQUES DE L'EC-LISE
chesses. II peut arriver qu'on se serve tous les Jours d'un instrument sans toutefois apprendre a en tirer le meilleur parti possible.
C'est pour cela que, esquissant notre cours ideal des saintes lectures en vue de la Contemplation, immediatement a la suite de la parole inspir6e de Dieu telle qu'on la trouve dans la Bible, je ferais suivre les livres liturgiques. Le but du present chapitre est de montrer bri^vement quelle source in6puisable d 'inspiration dans la priere et de jouissance spirituelle, nous avons sous la main dans ces livres pr^cieux.
Les trois premiers, le Missel, le Br^viaire et le Martyrologe, sont 6troitement li^s ensemble, vu qu'ils concourent k faire rayonner la priere officielle de I'Eg-lise autour de la Messe. C'est du sacrifice mystique de Notre Seigneur sur nos autels et de sa presence r^elle au tr^s Saint Sacre-
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ment, que I'Eglise regoit sa lumi^re, sa force, sa beaute, sa fdcondite ; il est le soleil qui brille au firmament surnaturci. Chaque ann6e, depuis le premier Dimanche de I'Avent jusqu'au Samedi de la derni^re semaine apr^s la Pentecote, ce soleil semble fournir sa carri^re k travers le divin zodiaque des myst^res de sa Venue, de sa Vie, de sa Mort, de sa Resurrection et de son etat glorieux au ciel, jusqu'au moment ou II reviendra juger les vivants et les morts : mais en realite c'est I'Eglise elle-meme qui, humble et obeissant satellite, mue p^r I'attrriCtion de I'amour, evolue tout autour de cet astre puissant, le Seigneur X^sus, k qui soit toute gloire k jamais !
Pour penetrer le sens profond des livres liturgiques nous -devrions nous aider d'ouvrages tels que les Institutions liturgiques et VAnnee liturgique de Dom Gu^ranger, le Livre de la priere antique
LIVRBS LITURGIQVES DE L'EGLISE
de Dom Cabrol, et une foule d'autres de m^me inspiration.
Le recueil des prieres du Missel et da Breviaire, traduites en fran9ais, se trouve k la port6e de tous dan's une multitude de livres de devotions. II faut lire ces admirables prieres pour se rendre compte des volontes de Dieu et des intentions de I'Eg-Hse en ce qui a rapport aux int^r^ts superieurs du te*nps et de I'eternit^.
Quelle education dans les choses de la plus haute spirituality n'est-il pas ^fl notre pouvoir de nous donner k nousmemes, en les ^tudiant attentivement !
II n'en faudrait pas davantag"e pour nous mettre en voie de devenir de grands contemplatifs et des mystiques de tout premier ordre.
II est regrettable que le Marty rologe
ne soit que pejj connu en dehors des mai-
sons relig-ieuses et des grands s^minaires.
C'est un livre incomparable. A celui qui
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en fait, ou qui en 6coute la lecture avec piete, il semble r^pandre en m^me temps un parfum enivrant et les accents d'une fanfare triomphale. Jour par jour, de ces courtes notices des mysteres du cycle liturgique et des martyrs et des saints de tous ordres, il s 'exhale un parfum melange, comme qui dirait, de I'odeur du pain chaud que Ton vient de tirer du four, de celle de pommes mures longtemps gard^es dans une chambre close, d'un vin genereux r6pandu k flots avec le sang des martyrs, de Tencens briil^ sur les charbons ardents, enfin de brassies de lys et de fleurs de saintete de toute espece, qui se sont epanouies un instant sur notre terre, pour ^tre bientot moissonn^es par les Anges. II y a aussi une note de triomphe dans la m^lodie de ces courtes notices : melodic que tout chrdtien digne de ce nom ne saurait entendre sans se sentir soulev^ bien au-dessus des choses
LIVRES LITURGIQUES DE L'EGLISE
d'ici-bas. Oh ! comme je voudrais que le Marty rologe, au lieu d'etre simplement lu, fut chante dans tous les Monast^res et les Couvents, tous les jours sans exeption, quel que soit le degre de la solennite ; chante doucement, avec ame, avec un profond sentiment de sa beaut^, par le meilleur vocaliste de la Communaute ; au lieu d'etre, comme cela arrive le plus souvent, begaye, ecorch^, massacre par quelque novice encore a ses debuts et qui ne semble rien comprendre a ce qu'il lit. Les chers saints meritent mieux que cela.
C'est les martyriser une deuxieme fois.
Ce qui est le plus regrettable, c'est que les auditeurs rebutes et m^contents d'assister k ce nouveau massacre des innocents, ne sauraient goCiter le charme de ces belles et glorieuses pages.
II existe des traductions du Rituel en frangais. Ce serait une erreur de penser que le Rituel ne regarde que le pr^tre. II
est aussi utile de connaftre les rites et les formules des sacrements, k ceux qui les re^oivent, qu'A ceux qui les administient. S'il est une lecon qui merite de nous ^tre inculqu^e par cette lecture, c'est que de recevoir un sacrement est, d'abord et avant tout, un acte d 'adoration de la Divine Majesty. Par cet acte nous nous approchons de Dieu pour Lui-meme, independamment de toute intention d'inter^t personnel. M6me dans I'acte de contrition imparfaite du pauvre p^cheur qui veut recevoir la sainte absolution, il faut, de toute necessite, qu'il y ait un commencement d'amour de Dieu pour Lui-m^me.
De plus, par le seul fait de nous approcher de Dieu dans la reception pieuse des Sacrements, nous proclamons sa bonte souveraine, nous le reconnaissons publiquement comme le bien absolu en Luimeme, et la source d'od s 'feculent sans interruption tous les biens naturels et sur- — 288 ~
LIVRES LITURGIQUES DE L'EGLISE
naturels; comme le Pere des lumieres de qui emane tout donparfait. (Jacques, i -17). Prenons un exemple. Est-ce que par la celebration du Sacrement de mariage, le Chretien et la chretienne, ne proclament pas a la face du monde entier, qu'ils d^sirent se tenir unis a Dieu et que Dieu leur soit uni, jusque dans la partie la plus secrete, la plus intime et la plus ^mctionnelle de leur vie? Au commencement, II pronon^a ce conunandement sur le premier couple : Croissez et imdtipliez-vous et remplissez le monde. (Gen, i, 28.) lis ontl'intention d'obeir ^cetteinjonction divine : ils viennent lui demander de les b^nir : c'est de ses mains qu'ils veulent rtH::evoir les joies de leur amour r^ciproque, la f6condite des entrailles et des mamelles (Gen. XLix, 25), I'accroissement vertueux de leur famille, et toutes les graces qui leur sont n^cessaires pour porter all^grement un si lourd fardeau.
Contemplation chretienne. — 19.
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Si cela n'est pas, tout d'abord et pardessus tout, un hommage d 'adoration au Dieu de bont6, oil done trouvera-t-on pareil hommage?
Et s'il en est ainsi du plus humble des sept sacrements, puisque c'est celui qui descend jusque dans la portion animale de notre etre, combien plus clairement cet hommage d 'adoration n'^clatera-t-il pas dans chacun des autres sacrements? lis ont tous pour but explicite, Evident, de faire entrer Dieu dans notre vie. Par un acte positif et delib6r6 de notre libre arbitre, nous ouvrons k Dieu les portes de notre etre, et nous I'invitons k venir en prendre possession par le dedans. II est vrai nous lui appartenons dej^ de plein droit ; mais, comme II nous a remis aux mains de notre libre arbitre, II attend cet acte de nous. Le rdsultat imm^diat ne saurait 6tre qu'k notre avantage, sous la forme de quelque grand bienfait d'ordre — 2go —
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spirituel. Beaucoup n'y voient pas autre chose : ils ne font pas pleinement honneur aux intentions de NotreSeigneur, et aux desirs de la sainte Eglise dans I'institution et I'administration des sacrements. La reception d'un sacrement demeure de plein droit, essentiellement, un acte d 'adoration de Dieu. La foi, I'esperance et la charite, souvent aussi la contrition, y entrent pour une la'rge part : c'est done bien Dieu qui est vis^ : cet acte le gflorifie ; c'est une maniere pratique et que nous nous approprions, de traduire cette demande du Notre P^re : Que voire regne arrive. C'est done essentiellement un acte de Contemplation surnaturelle.
Non moins que le Missel et le Br6viaire, le Rituel jette un jour merveilleux sur la doctrine que je m'efforce d'inculquer, k savoir, que la vie proprement mystique, c'est-a-dire d'union d'amour avec Dieu, est k la portee de tous les hom-
nies et pour eux tous, absolument et sans acception de personnes, quels que soient leur age, leur profession, leur position sociale, leurs dons ou leurs limites personnels. Le Bapteme est bien pour tous sans acception de personnes : or le Bapteme nous constitue de plein droit adorateurs de Dieu en esprit et en verite (Jean, iv, 23.) Que si I'adulte baptist n'est point cela, c'est parce que, de sa libre volont6, ii a mis obstacle k Taction du Saint Esprit en iui. La Confirmation, elle aussi, est certes bien pour tous : or, quel est Teffet de la Confirmation? C'est d'armer et d'^quiper et de rend re fort le chr^tien, k tel point qu'il sera capable de rendre k Dieu cet hommage d 'adoration en esprit et en verity, k la face d'un monde ennemi et impie, au milieu d'une cohue d'adversaires visibles et invisibles. Quant aux Saints Ordres, il font du chr6tien qui les re9oit un capitaine, un guide de
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ceux qui adorent ainsi le Seigneur en esprit et en v6rit6, un f>edagogue ou professeur officiel de divine contemplation.
Le Pontifical est, par excellence, le livre de I'dveque, et en quelque sorte le rituel des fonctions 6piscopales. Outre le rite de la Confirmation et des diverses ordinations, il contient toute une serie de ceremonies tres impressionnantes : benediction d'un abbe nouvellement 61u, d'une abbesse, d'une religieuse le jour de sa consecration ; couronnement d'un roi ; pose de la premiere pierre d'un edifice sacre ; consecration des eglises, des autels, des calices, benediction des cloches.
II n'est point donne k tout le monde, meme une seule fois dans sa vie, d'etre temoin de cette ceremonie grandiose, la consecration oudedicaced'une Eglise. Un nombre considerable de chretiens ne peuvent jamais arriver h etre presents ^ certaines fonctions pontificales qui sont
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d'une frequence relative, telles qlie la benediction d'un autel, les ordinations, la profession religieuse, la benediction des Saintes Huiles et du Baume par I'eveque le Jeudi Saint. S'ils tiennent a ne pas rester dans Tignorance conrpl^te de cette partie du tresor spirituel de I'Eg-lise, iis n'ont qu'ii lire pour leur propre compte ces pages du Pontifical et k s'en representer en imagination les splendides ceremonies, lis seront bien paves de leur peine, car ils en retireront une connaissance plus approfondiedelaviede I'Eglise, de ce grand drame mystique qui se joue entre I'Epoux celeste et son Epouse, nvon dans le passe et comme un fait d'histoire ancienne, mais dans une actuality palpit^nte et perpetuelle. II leur sera m^me loisible, de distinguer, par la gr^ce du Saint Esprit, leur participation propre et personnelle, darts les amours mutuelles du Seigneur Jesus et de son Eglise. Nous
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sommes les enfants nes de ce mariage divln. Vicns dit I'ange a saint Jean dans TApocalypse, et je te ferai voir Vepouse dc VAgneau. (xxi, 9.)
Certaines formules liturgiques tres courtes, si on les etudie avec les yeux d'une ame eprise du divin amour, deviennent des sources d'une joie inepuisable. Par. exemple les suivantes Dominus vibiscum : Le Seigneur soit avec vous.
C'est la salutation, k I'autel, du pretre au peuple. EUe revient aussi dans la recitation de rOffice et I'administration des sacrements. Elle exprime sans ambage et de la maniere la plus emphatique, le desir de voir se r^aliser dans ceux auxquels elle s'adresse, le plus pur et le plus sublime id^al de la vie mystique. Or k qui s'adresse cette salutation? Est^ce seulement k quelques-uns, choisis entre ceux qui sont Ik presents au saint sacrifice? Non ; c'est k tous absolument <:■■
sans aucune exception. Tous et chacun sont I'objet du meme souhait sublime ; tons et chacun doivent r^pondre au pr^tre avec le meme accent divin : Et cum spiritu tuo ; Que le Seigneur soit avec i)otre esprit. Le bel echange de courtoisie celeste que voila ! Et en m^me temps, quel enseignement authentique de cette doctrine que la vie mystique est pour tout le monde !
Per omnia saecula saeculorum : A travers tous les siecles des siecles. Le pr^tre et le peuple chr6tien s'expriment dans Ics termes non du temps, mais de I'^ternit^. C'est k peine s'ils semblent tenir compte des mis^rables ann^es du temps present ; si ce n'est en tant qu'ils ont rapport aux ann^es eternelles qui leur succMeront.
L'esprit du contemplatif est soulev6 audessus des sordides contingences de la vie d'ici-bas : il vit dej^ avec Dieu ; il lui est donn6 un avant-gotit de la pl^ni-
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tude des joies qui I'attendent dans la gloire 6ternelle.
Sanctus ! Sanctus ! Sanctus ! Savnt, Saint, Saint I Dans ce seul mot, trois fois r6pet6, quelle intensite d 'admiration, d 'adoration, d 'amour on peut faire entrer ! De meme encore, dans cette autre courte formule tiree du Gloria in exelsis : Gratias agimus tibi propter niagnam gloriam tuam : O Seigneur, nous vous rendons des actions de graces de ce que voire gloire est si grande ! Comme cela exhale bien un amour de Dieu tout pur ■ t parfume de d^sint6ressement. Voilk la quality de I'amour que Dieu est digne de recevoir de toutes ses creatures raisonnables.
Encore une formule liturgique et peutetre la plus belle de toutes : Per Dominum nostrum Jesum Christum : Par Ventremise de Notre Seigneur Jesus-Christ.
Toutes les pri^res, toutes les supplica- ~ 297 —
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tions de TEglise se terminent par ces mots ; proclamant ainsi que Notre Seigneur est le grand et unique M^itateur d 'adoration et de salut pour les hommes, et que tout bien nous vient par son entremise.
Chaque Oremus prise s^par^ment est un croquis de doctrine spirituelle. Chacune est digne d'une dtude sp6ciale ; et il serait possible en la pressant tant soit peu d'en exprimer une surabondance d'enseignements divins et d'edification,
Maintenant j'ose af firmer que le Chretien qui se p^n^trera des grandes pensees exprimees dans ces forinules liturgiques, sera veritablem.ent homme spirituel.
Sa piete sera de bon alloi, il n'y aura rien d'etroit dans son esprit ni dans son coeur ; le Saint Esprit trouvera en lui un admirable instrument tout k fait propre k I'oeuvre de la louange divine et de I'ado-
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ration et il ne manquera pas de se ser, vir de lui k ces nobles fins.
II est done evident que I'amour de la sainte liturgie et Tetude constante k I'Eg-lise et chez soi, des livres liturgiques, doit aider merveilleusement k I'entreprise de I'oraison mentale et de la divine contemplation. Ces livres r.ont les seuls qui puissent nous representer d'une mani^re vive et draniatique ce que Dieu ne cesse d'acx;omplir en faveur de la sainte Eglise et de chac'ue ame individuellement. La sainte liturgie fait passer sous nos yeux tout I'ordre de la religion, passe, present, et k venir, comme un panorama sans cesse renouvele, toujours frais, toujours vivant, toujours saisissant et dont les saisons de I'annee et la reposante alternation du jour et de la nuit, ne sent ULi'une faible image.