‹ La Contemplation mystique d'après Saint Thomas d'AquinChapitre 119 sur 227 · Ste Thérèse, Pensées sur le Cantique, cL. IV · texte numérisé non relu

Ste Thérèse, Pensées sur le Cantique, cL. IV

tries terrestres... Quand il plaît à sa divine Majesté, elle donne ■an un instant l'intelligence de tout, d'une manière qui me saisit 1. »

Inutile de multiplier des citations semblables. Pour saint Thomas, dont nous exposons la doctrine, il est évident que la contemplation consiste dans un acte intellectuel. Sans doute la charité se trouve au principe et au terme de cet acte. Mais ce qui constitue l'essentiel de la contemplation, c'est un simple regard sur la vérité divine. Sans cette intuition on peut bien jouir d'une certaine union mystique, mais on ne contemple pas à proprement parler ^.

Aussi bien il nous reste à pousser maintenant plus à fond l'étude des dons d'intelligence, de science et de sagesse. Nous devons les montrer en action sous la touche délicate de l'Esprit- Saint, notre Maître intérieur. Jésus l'avait promis : « L'Esprit- Saint que mon Père enverra en mon nom, Lui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Comment cela ? Nous allons tâcher de l'exposer progressivement à partir de l'état d'amour que nous avons décrit au préalable. « Dans les choses spirituelles on commence par goûter, et l'on voit ensuite », disait saint Thomas, en commentant le verset du psaume : Gastate et videte. Le chapitre précédent a interprété le premier mot de ce texte. Venons-en au second.

§ I. — L'amour que nous avons pour Djeu nous stlmule

A LE mieux connaître.

Considérons la psychologie du juste sous l'empire de la charité comme un simple état d'amour unifiant toute son âme

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