Ephes., III
3. • Sapientia increata primo so nobis unit per donura raritalis ot ex hoc revrlat nobis mysteria quorum cognitio est sapiontia infusa » (II* Il , qu. 45 a. 6).
A l'École du maître intérieur 187
incomplète, de cette immédiation véritable que la chanté établit entre l'âme et Dieu, et de notre participation aux lumières de l'Esprit-Saint, qui habite réellement en notre esprit humain.
Le cerveau de l'hypnotisé qui, fermé aux sensations du monde ambiant, réserve pour la seule action de l'opérateur toute son impressionnabilité, représenterait mieux l'âme ouverte aux influences invisibles qui émanent du divin Maître. Mais notons cette grande différence que dans le cas de l'hypnose il y a désordre et l'on s'abaisse plus ou moins en se faisant l'esclave d'un homme, tandis que le mystique est dans l'ordre et s'élève en se soumettant à l'Être divin dont nous dépendons tous. Et puis, que vaut l'action du plus fort des hypnotiseurs en comparaison de l'influence exercée par l'Esprit-Saint ? Toute vérité qui éclôt dans une intelligence vient de Lui. Omne verum a quocumque dicatur a Spiritu Sando est. C'est une maxime de saint Ambroise, citée par saint Thomas qu l'explique et la fait sienne ^.
En Dieu l'Intelligence et la Vérité ne font qu'un. De lui, commed'unsoleil dominant toute la création, partent la lumière intellectuelle et. la vérité intelligible. Les anges, qui sont de purs esprits, y participent d'abord : en eux la lumière et lavériténesont plus identiques mais demeurent unies cependant. Ils reçoivent de Dieu, en même temps que leur intelligence, toutes les idées qu'ils peuvent connaître. Mais après les anges le rayon faiblit, ou du moins les esprits incarnés que nous sommes ne sont pas capables de le recevoir dans sa splendeur. La lumière pâlie ne porte plus avec elle la vérité toute faite, et l'intelligence humaine n'est d'abord qu'une page blanche où tout peut être inscrit, mais où rien ne se trouve encore.
Les idées qui devront y apparaître sont en dehors pour le moment, et incarnées elles aussi dans les choses matérielles. Celles-ci nous entourent, heurtent à ces portes de notre esprit que sont nos sens. Nous les voyons, nous les entendons, nous les goûtons, nous pouvons même nous les représenter en leur