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d'aucune autre et de qui émane l'être divin, qu'il est la Toute Puissance créatrice. Au Fils que le Père engendre par une conception intellectuelle et qui fait face à son Père comme son Verbe et son image parfaite, nous attribuons justement la Sagesse et la Beauté essentielles. Quant au Saint-Esprit, terme subsistant de leur mutuelle dilection, n'est-il pas tout indiqué de lui approprier l'Amour divin et toutes les œuvres opérées par la divine Bonté 1 ?
Alors dans notre âme où Dieu réside, où les trois Personnes existent, vivant leur ineffable vie, procédant l'une de l'autre mystérieusement, il est tout naturel que l'on attribue au Saint- Esprit, dont la personnalité s'effectue par une aspiration d'amour, notre amour surnaturel qui en est le reflet.
Voilà, pour saint Thomas, dans quel sens notre charité dérive spécialement du Saint-Esprit 2.
Ceci soit dit une fois pour toutes, au cours de ces études. Que nous parlions de l'habitation du Saint-Esprit en notre âme, ou des dons du Saint-Esprit, ou de l'instinct du Saint-Esprit, toujours ce sera par appropriation.
Et maintenant, si nous faisons une pause ici pour revenir par la pensée sur le chemin parcouru, nous comprendrons dans quelle intimité profonde Dieu est uni à l'âme juste. Cela ne peut mieux s'exprimer que par le mot de saint Paul modifié légèrement : « Je vis, non plus moi, mais Dieu en moi. » Cependant il semble bien que nous n'ayons expliqué encore qu'un aspect de cette vérité si consolante.
§ III.— La Sainte Trinité habite vraiment en nous
PARCE qu'elle est L'OBJET MÊME QUE NOTRE CHARITÉ ATTEINT IMMÉDIATEMENT ET EMBRASSE DANS SON ÉLAN D'aMOUR.
Nécessairement présent à l'intime de tout être pour le soutenir, et présent d'autant mieux que l'être est plus parfait et