‹ La Contemplation mystique d'après Saint Thomas d'AquinChapitre 177 sur 227 · De Div. Nom., cap. vu, lect · texte numérisé non relu

De Div. Nom., cap. vu, lect

3. De Div. Nom., cap. vu, lect. 4 ; cap. Xiil, lect. 3 ; cap. v, lect. 2 ; cap. IV, lect. 2.

â54 LA CONTEMPLATION MYSTIQUE

pitre final de la Théologie mystique de Denys, point culminant de sa doctrine, est même tout entier composé de la sorte ^. Bref, Dieu est un infini de négation, dit saint Thomas ^.

Et de fait que représente pour notre esprit débile une souveraine sagesse qui ne se distingue pas d'un bon plaisir illimité ? Qu'est-ce encore qu'une miséricorde inlassable qui s'identifie avec la plus inflexible justice, et une vie qui ne fait qu'un avec l'immutabilité absolue ? Les agnostiques voient là des contradictions, et sans doute ils ont tort ^. Reconnaissons du moins le mystère auquel nous nous heurtons. Le mode transcendant que revêtent en Dieu ces perfections nous échappe. En définitive, nous ne le connaissons que négativement *.

Mais Dieu n'est-il pas venu à l'aide de notre raison ? Pour ce qu'il nous a révélé de sa vie intime n'avons-nous pas une idée bien positive ? — Il est vrai, nous savons maintenant qu'en Dieu il y a une seule nature et trois personnes qui sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et c'est là une vérité que laissés à nous-mêmes nous n'aurions pas soupçonnée. Remarquons toutefois qu'elle nous est révélée en formules humaines. Nature

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