Luc. IV
Sauveur. « L'Esprit-Saint viendra en toi, dit à Marie l'Ange annonciateur, et la Puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre^.» C'est ainsi que Jésus est conçu dans le sein de la Vierge. Et quand le Verbe incarné sort de son obscurité pour commencer sa vie publique, visiblement cette fois, sous la forme d'une colombe, l'Esprit-Saint se repose sur lui. A ce signe le Christ devait être reconnu, comme le déclarait son Précurseur Jean- Baptiste : « Celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : » Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et se reposer, c'est ï lui qui baptise dans l'Esprit-Saint 2. »
En attendant que Jésus donne aux autres ce baptême de l'Esprit, lui-même montre par sa conduite qu'il en est tout imprégné. C'est l'Esprit-Saint qui le pousse au désert^. C'est sous l'impulsion de ce même Esprit qu'il retourne en Galilée *. Par l'Esprit de Dieu il chasse les démons s. Il tressaille de joie sous l'action de l'Esprit-Saint ^
Un jour il promet à ses disciples qu'ils participeront euxmêmes à ce don de l'Esprit, que le Père tient en réserve pour eux. Conduits devant les juges, ils n'auront pas à préméditer leur réponse. « Ce n'est pas vous qui parlerez, mais c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous '. Il vous enseignera alors ce qu'il vous faudra dire ^. » Plus solennelle encore fut la promesse donnée au dernier jour de la fête des tabernacles. Jésus, debout, dit à haute voix : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ; celui qui croit en moi, ainsi que le dit l'Écri ture, des fleuves de vie sortiront de son sein. » Il disait cela, remarque saint Jean, de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en lui ; car l'Esprit n'était pas encore donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié ®. Dans le discours