‹ La Contemplation mystique d'après Saint Thomas d'AquinChapitre 44 sur 227 · Cf. surtout II» II»», qu 4.'5, a · texte numérisé non relu

Cf. surtout II» II»», qu 4.'5, a

fl. /// Senl., dist. 34, qu. 1, a. 1, ad 5 ; a. 2, ad 1. — De môme. De CaritaU, a. 2, ad 17.

Docteur considère toujours le don de sagesse comme un don intellectuel, à base affective, il est vrai, mais un don reçu dans l'intelligence, et qui, lui aussi, lui surtout, éclaire la vérité divine à laquelle la foi, abandonnée à elle-même, ne peut qu'adhérer dans l'ombre.

Résumons avec saint Thomas lui-même ^. La foi est le fondement de notre connaissance surnaturelle : elle adhère fermement aux vérités révélées, sans les voir ; elle croit sur parole. Reste à pénétrer ces vérités dans la mesure du possible : cette œuvre revient au don d'intelligence. Puis il faut que l'homme en juge sainement. 11 ne s'agit plus seulement de saisir l'énoncé des termes, mais de se rendre compte des raisons. Ce jugement appartient pour les choses créées au don de science, pour les choses divines au don de sagesse. Ou. plus précisément, don de science et don de sagesse s'exercent l'un et l'autre sur tout, mais le premier à l'aide des créatures, le second à partir des causes divines en qui se trouve l'explication suprême ^ Ces opérations de notre esprit sont d'ordre spéculatif d'abord, affaire de contemplation, mais en second lieu servent de principes d'action que le don de conseil appliquera aux cas particuliers...

Telle est la dernière synthèse à laquelle s'arrêta notre Docteur, Cette classification des dons est bien supérieure à la première : « elle est plus divine, note Cajétan dans son commentaire de la Somme, il faut la suivre ^. »

Ainsi donc, les trois dons d'intelligence, de science et de sagesse sont les principes de la contemplation. Si saint Thomas ne le dit guère explicitement dans la Somme, c'est qu'il y étudie les dons d'un point de vue supérieur, abstraction faite de la vie contemplative et de la vie active *. Cependant il lui est arrivé, en passant, de l'affirmer. Par exemple, en traitant des béatitudes évangéliques, il nous dit que, de temps à autre, les parfaits jouissent sur la terre d'un commencement de la béa-

i. II» II», qu. 8, a. 6.

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