lia ii»e, qu g, a. 2, ad
7. /// Sent., d. 34, qu. 1, a. 2 et 4 ; d. 35, qu. 1, a. 2, q'» I, arg. 3 ; qu. 2, a. 2, q'a 3, ad 3, etc. — De Verit. qu. 10, a. 11, sed contra... pristerea plus distat...
une connaissance qui a son principe et son terme dans l'amour ^ ? Non, les trois dons ont la charité pour base 2, pour source de lumière ^. L'intelligence et la science ne sont pas comme la foi qui peut persévérer dans une âme sans la charité ; celle-ci les entraîne à sa suite. Aussi Jean de Saint-Thomas, le grand théologien des dons du Saint-Esprit, les explique tous pareillement par la connaissance affective.
Leur différence vient d'ailleurs, à savoir des actes divers de notre faculté intellectuelle qui, par l'instinct du Saint-Esprit habitant notre âme sous les espèces de la charité, s'épanouit de différentes manières en contemplation de la vérité divine. Les trois dons intellectuels se distinguent entre eux comme les vertus du même nom. Nous l'avons déjà noté : c'est l'avis de saint Thomas, à tel point que dans le prologue de la Secunda Secundœ, il nous annonce qu'il n'y a pas lieu d'étudier les vertus intellectuelles séparément des dons. Or, parlant des trois vertus intellectuelles, le saint Docteur avait dit que l'une peut agir sans l'autre *. Ainsi on peut considérer les principes pour eux-mêmes : acte d'intelligence. On peut aussi considérer en même temps les conclusions qui en dérivent : acte de science.
Mais il ajoute : « Si l'on y regarde bien, ces trois vertus ne se distinguent pas l'une de l'autre ex œqiio, mais suivant un certain ordre, comme il arrive dans les touts potentiels dont une partie est plus parfaite que l'autre : par exemple l'âme raisonnable est plus parfaite que l'âme sensible, et celle-ci que l'âme végétative. De cette manière, la science dépend de l'intelligence, qui lui est supérieure. L'une et l'autre dépendent de la sagesse, qui a la suprématie. La sagesse contient en soi l'intelligence et la science, puisqu'elle porte son jugement sur les conclusions des sciences diverses et sur leurs propres principes. » « Non que la science et l'intelligence soient parties