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qualifieront souvent d'excessif, nous aurons besoin que i'Esprit- Saint intervienne. Il le fera par le don de conseil ^. Et par les autres dons qui nous perfectionnent dans la vie active, le Saint- Esprit nous aidera si nous sommes dociles, et nous entraînera jusqu'à l'achèvement de l'œuvre conseillée par lui. Est-il question des devoirs envers Dieu et le prochain ? La justice reçoit son couronnement dans le don de piété qui nous fait révérer en Dieu non plus seulement un Maître, mais un vrai Père : in quo clamamus: Abba, Pater! Par suite, dans les autres hommes ce sont des frères que nous découvrons, et animés d'un surnaturel esprit de famille nous nous sentons poussés à les secourir, sans acception de personne 2.
S'agit-il du gouvernement de nos propres passions ? Les dons de force et de crainte sont toujours prêts à recevoir le souffle de l'Esprit et à suivre l'élan qu'il leur imprimera. Ainsi nous deviendrons capables d'affronter n'importe quelle difficulté et de supporter toutes les peines ^. Nous n'aurons qu'une peur en définitive, celle de déplaire à Dieu et de nous détacher de lui : c'est la crainte filiale, qui va croissant avec la charité. La peur du châtiment diminue au contraire. Elle fut utile pourtant, et peut-être nécessaire au début, pour nous détacher des plaisirs déshonnêtes que Dieu doit défendre à ses fils. Et cette crainte servile elle-même, surtout quand elle s'unit à un commencement d'amour, est une œuvre de l'Esprit-Saint dans notre âme. C'est l'humble départ pour une ascension qui aboutit à la vie contemplative dans la sereine lumière du don de sagesse. Jnitium sapientiœ, timor Domini *. Nombre d'âmes ont débuté par là, et elles comprennent que l'enfer est une création de l'amour divin. Elles en remercient le Père céleste ^.
Ce que nous voulons surtout faire remarquer, c'est que dans l'accomplissement de notre devoir moral, par les actes combinés des vertus et des dons, la charité joue le rôle principal. Elle