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figures de mitose sont rares. On peut constater en outre : la présence de multiples produits d'élaboration, la différenciation du cytoplasme en deux zones, l’une corticale, l’autre centrale opaque, granuleuse, présentant à sa périphérie les premiers grains de sécrétion, enfin l'existence d’un véritable cycle sécrétoire avec les deux phases de mise en charge et de sécrétion de tout protoplasme glandulaire. De plus, l'évolution de la cellule de son origine à sa disparition montre qu'elle fait défaut aux âges extrêmes de la vie et qu'on observe tous les intermédiaires entre la cellule conjonctive et la cellule interstitielle. C’est donc une cellule conjonctive différenciée en vue d'une fonction spéciale. Si les divers auteurs qui ont étudié la question depuis 1850 ont émis sur la nature de la cellule interstitielle des opinions diamétralement opposées, aujourd'hui toutle monde est d'accord pour reconnaitre en elle une cellule différenciée capable de sécrétion.
Mais cette cellule utilise-t-elle pour elle-même ses produits d'élaboration ou les fabrique-t-elle pour un autre usage, et dans ce cas où passent-ils ? Enfun mot, quelles sont les fonctions de la cellule interstitielle ?
Malgré les nombreuses observations et expérimentations de Reinke, Lenhossek, Hansemann, Regaud, Plato, Beissner, Friedmann, Voinow, Loisel, Branca et surtout Ancel et Bouin, ces questions ne sont pas encore complètement élucidées.
IL est certain que la cellule n'utilise pas pour elle-même ses sécrélions, car on peut en retrouver certains produits isolés dans Le tissu environnant. De plus, arrivée à son complet développement, elle continue à sécréter, ce n’est donc pas pour s'accroitre qu'elle travaille. D'autre part, l'absence de tout conduit excréteur exclut d'emblée l'hypothèse d'une sécrétion externe. Il est donc probable que les cristalloïdes et la graisse sont destinés à l'organisme en général, mais on n'a pu démontrer, d’une façon absolue, leur passage dans les tubes séminipares ou dans le sang. Toutefois les expériences d’Ancel et Bouin, queïnous mentionnons plus bas, ne nous permettent, en aucune façon, de douter de l’action générale de la cellule interstitielle sur l'organisme.
Reinke, Lenhossek et Plato, en 1897, avaient voulu lui attribuer une action trophique locale sur la lignée séminale. Plus récemment Voinow, en 1905, crut qu'elle absorbait les toxines du sang et les empêchait d'atteindre les éléments séminaux, lui assignant ainsi un rôle de défense génitale. Ces hypothèses peuvent être exactes, mais actuellement elles ne sont nullement vérifiées.
Ancel et Bouin se sont efforcés d'éclairer ces questions bien obscures et ont appuyé leurs conceptions histophysiologiques sur une série de faits intéressants.
Ils ont noté tout d'abord une indépendance relative entre la spermatogénèse et les cellules interstitielles. En effet, dans le testicule jeune, la glande génitale est embryonnaire, la glande interstitielle est très développée. En second lieu, les cellules interstitielles ont une disposition très variable par rapport aux tubes séminipares. En outre, dansles testicules des sujets vieux, elles sont normales tandis que les éléments séminaux sont atrophiés. Enfin chez un grand nombre d'adultes cachectisés elles sont intactes ou même hypertrophiées alors qu’il y a atrophie des cellules séminales.
En étudiant des sujets cryptorchides, présentant les caractères des castrats, Variot et Bezançon ont noté l'absence totale de cellules interstitielles. Par contre, Ancel et Bouin, examinant d’autres cryptorchides, en ont trouvé un certain nombre présentant tous les caractères des sujets normaux — sauf la fécondité. Chez tous la glande séminale était absente, la glande interslitielle et Le syncytium sertollien persistaient seuls.
Charles Garnier, en faisant l’autopsie d’un cryptorchide bilatéral de trente ans présentant tous les caractères d’un sujet normal y compris les attributs de la virilité, constata une absence complète de cellules sexuelles différenciées; mais les cellules interstitielles étaient abondamment représentées.
Recourant alors à l’expérimentation sur l'animal, Ancel et Bouin parvinrent à mieux déterminer le rôle de la glande interstitielle. On croyait autrefois que la ligature du déférent ne produisait pas d'atrophie mais une résorption des produits de
sécrétion et une exaspération de l'appétit génésique. Mais ces auteurs démontrèrent par des ligatures et des résections chez le cobaye et le lapin, qu'au bout d'un temps suffisamment long (102 jours), la lignée séminale s’atrophiait, le syncytium sertollien et les cellules interstitielles restant intacts. Les expériences effectuées sur le lapin par Richon et Jeandelize donnèrent des résultats analogues et montrèrent en outre que la résection du déférent n'avait aucune influence sur le développement des organes génitaux externes. En injectant du chlorure de zinc dans l’épididyme, Ancel et Bouin obtinrent les mêmes résultats que par la ligature du canal excréteur. On a constaté aussi que l'épididymite tuberculeuse produit les mêmes modifications de structure et respecte les mêmes éléments.
Des vétérinaires belges ayant essayé de substituer à la castration la ligature ou la résection du déférent ont eu des chevaux semblables aux entiers. L'épididymectomie a donné à Bardenhauer les mêmes résultats négatifs.
On peut donc conclure qu'une sténose expérimentale ou pathologique des voies d’excrétion produit la disparition de la glande séminale, tandis que le syncytium sertollien et la glande interstitielle demeurent intacts. Les animaux ainsi traités demeurent semblables aux normaux, mais deviennent inféconds.
Dans d’autres séries d'expériences, fort discutées il est vrai, Ancel et Bouin enlevèrent un testicule à des lapins et lièrent le déférent seul du côté opposé. Six mois après, ils trouvèrent une glande séminale dégénérée et une glande interstitielle deux fois plus .volumineuse qu'à l’état normal. Ils en tirèrent la conelusion suivante : la dégénérescence de la glande séminale est due à la ligature du déférent, l'hypertrophie de la glande intertitielle à l'enlèvement d’un testicule.
De plus, ces mêmes observateurs parvinrent à réaliser l’annihilation fonctionnelle de la glande interstitielle. En sectionnant le déférent et l'artère spermatique chez le jeunelapin, ils ont vu la glande interstitielle s’atrophier, Les caractères sexuels secondaires demeurèrent sfationnaires, mais les tertiaires ne firent pas
apparition. Chez les vieillards et les animaux âgés, la diminution et l'abolition de l'instinct sexuel correspondent à des différences morphologiques importantes dans les cellules interstitielles.
Des faits qui précèdent il est permis de conclure que la cellule interstitielle associée ou non au syneytium sertollien exerce sur l'organisme une action générale que Brown-Séquard attribuait au testicule entier. De plus, elle tient sous sa dépendance les caractères sexuels secondaires et tertiaires. Les autres fonctions qu'on à voulu lui attribuer ne sont pas établies d’une fâcon certaine et nous ne nous en occuperons pas.
2° Voies d’excrétion. — Les spermatozoïdes sortis des canaux séminifères traversent successivement les canaux droits, le réseau de Haller, les vaisseaux efférents qui se jettent dans le canal épididymaire, lequel traverse l'organe de la tête à la queue pour en sortir sous le nom de canal déférent.
Ce dernier s'étend jusqu'au col de la vésicule séminale où il prend le nom de conduit éjaculateur. Dans sa portion rétrovésicale, il présente une dilatation irrégulière, plus ou moins bosselée, l’ampoule du canal déférent qui répond en avant à la vessie et en arrière au rectum. Dans l'épaisseur des parois de l’ampoule on aperçoit des dépressions ou aréoles tapissées par la muqueuse, parfois même de véritables diverticules.
Les canaux éjaculateurs qui prolongent les canaux déférents vont en s’effilant vers l’urèthre où ils débouchent sur la saillie du veru montanum.
Nous n'avons pas besoin d'insister davantage sur les voies spermatiques. Nous nous abstiendrons également de toute description des formations annexes de l'appareil génital — enveloppes, muscles, aponévroses — les glandes seules nous retiendront quelques instants. |
Les glandes de Cowper où bulbo uréthrales déversent leurs produits de sécrétion au niveau de la partie antérieure du culde-sac du bulbe de l'urèthre.
La prostate déverse les siens par un assez grand nombre de petits canaux situés de chaque côté du verx montanum.
Les vésieules séminales méritent une étude plus approfondie.
PU <e
Dans nombre de traités d'anatomie tout récents, on considère les vésicules séminales comme des réservoirs destinés à collecter le sperme sécrété par le testicule, en attendant l'éjaculation, tout comme la vésicule biliaire emmagasine la bile sécrétée par le foie. Leurs auteurs résolvent ainsi une question qui à longtemps divisé les anatomistes. Parmi ceux-ci, les uns : Fallope, de Graaf, Sommering, Prévot, Dumas, ayant constaté des spermatozoïdes à l’intérieur de ces organes admettaient l'opinion précédente; d’autres : Warthon, Schwammerdam, Harder, Hunter leur attribuaient une fonction sécrétoire. De ce nombre sont un certain nombre d'observateurs plus récents Leydig, Hallez, Gueillot, Kayser; d'autres les considéraient à la fois comme des réservoirs et des glandes : Kolliker, Holstein, Hoffmann, Gegenbaur. Enfin l'expérimentation physiologique, grâce aux travaux de Kayser, Steinach, Lode, Rebfisch, Camus et Gley, Ivanoff, Limon, etc., est venue confirmer la nature glandulaire de ces organes.
Ces longues controverses proviennent de ce que l'on se bornait autrefois à rechercher les spermatozoïdes dans les vésicules ou que l'on effectuait des examens microscopiques chez une seule espèce animale. Or les travaux d'anatomie comparée de Oudemans et Disselhorst témoignent d’une extrême variabilité dans la structure et la physiologie du tractus génital mâle. Une glande dont la structure est bien déterminée et la physiologie bien définie chez une espèce peut être toute différente ou même faire complètement défaut chez une autre espèce.
Limon {de Nancy) a étudié les vésicules séminales et l’ampoule du canal déférent chez de nombreux mammifères, le taureau en particulier. Il a constaté que ces deux organes sont formés par un grand nombre d’acini pressés les uns contre les autres, séparés par une mince lame conjonctive très vascularisée. Le contenu des acini est à peu près identique dans la vésicule séminale et dans l'ampoule du déférent. C’est un coagulum finement granuleux, colorable par les acides, auquel s'ajoutent quelques grains plus gros basophiles. Dans l’ampoule, Limon a constaté au niveau de plusieurs alvéoles de