‹ La continence est-elle nuisible ?Chapitre 26 sur 30 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Un homme de 36 ans, d'une bonne éducation, instruit et intelligent, consulta Beard pour des pertes séminales dont il souffrait depuis plusieurs années. Dans sa jeunesse, il s'élait adonné à l'onanisme qu'il avait cessé de pratiquer depuis onze ans. Presque chaque fois qu'il avait des selles, il perdait du sperme. Il souffrait de neurasthénie, d'insomnie, de dyspepsie nerveuse, d’asthénopie, d’affaiblissement mental et physique. L'embrassement et les caresses d'une femme produisaient immédiatement l'érection et la perte séminale. Il se maria sans avoir préalablement suivi de traitement fortifiant et, durant les première semaines, il n’éprouva aucune satisfaction de ses besoins sexuels, loin de là. Il subit alors un traitement médical tendant à diminuer l'irritabilité de la prostate.

Nous avons affaire, dans ces trois dernières observations, à des sujets qui n'ont jamais éprouvé de symptômes bien graves. Ce sont des neurasthéniques. Mais quelle est la cause de cette neurasthénie ? Chez le second (Obs. IX), le chagrin du veuvage pourrait l'expliquer. Toutefois, il est difficile de se prononcer. Nous avons peut-être affaire encore ici, comme dans les premières observations, à des sujets croyant fermement aux inconvénients de la continence.

« On connaît de nombreux cas où la continence a occasionné des souffrances et des maladies physiques et mentales qui ont

été guéries par Les relations sexuelles », dit le D' Nystrôm, et il en apporte des exemples tirés de sa pratique :

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