‹ La Contracture Latente des Convalescents de TétanosChapitre 11 sur 19 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

(Personnelle — Recueillie à l’'Hoprraz LARIBOISIÈRE dans le service de M. le D' FrLoran»).

Tétanos généralisé traité pur la sérothérapie intensive, — Cinq semaines après la guérison clinique, mise en évidence d’une contracture latente. du cours d'une anesthésie gene:

rale faite au chlorure déthz 1e

M”° R. Mar, mécanicienne en maroquinerie, âgée de 34 ans, entre à l’hôpital le mercredi 18 octobre, pour du trismus.

Anéedeite personnels. __ Cette malade est atteinte de. mal comitial dont les crises fréquentes surviennent PISOQUE tous les mois aux époques de la menstruation.

On note une grippe en 1918, -

A eu deux enfants, l’un est actuellement âgé de 12 ans, l'autre est mort à un mois, de diarrhée cholériforme. Pas de fausse-couche. On ne relève aucun stigmate de spécificité.

Le début de la maladie, qui remonte au jeudi 12 octobre, est marqué par de la difficulté dans le rouen dabaissement du maxilliaire inférieur. L

Signalons la simple coïncidence d’une crise comitiale assez violente avec le début de ce trismus, dans la nuit du mercredi au jeudi. 2

La malade ne cesse son travail que le samedi à soir, la contracture des masseters est telle qu’elle ne peut s’alimenter qu'avec des liquides.

À son entrée, dans le service du Dr FLoraxp, le trismus est continu avec des paroxysmes légers qui occasionnent des morsures de la langue, Si on essaie de le vaincre on ne peut réaliser un écartement des arcades dentaires que de un centimètre environ. =

midi, le

A nu.

Au ao on sent un léger no net sur les masseters, surtout à droite. S Très légère raideur de la nuque, Pouls 95. Température 37°.

Les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine. : - De vant ce trismus, symptôme unique, on émet deux hypo-

thèses : 1° Affection bucco-pharyngée ; 2° Tétanos.

L'examen de la cavité buccale et du pharynx at Cours done anesthésie qui fait céder incomplètement le trismus, permet d'éliminer la première hypothèse (on ne trouve en effet qu’une légère cicatrice sur le bord gauche de la langue) ; en faveur de la seconde on retrouve une petite plaie (inférieure à la.

surface d’une pièce de 50 centimes), siégeant à la face externe

de l’annulaire gauche et qui aurait pu servir de porte d’en-

- trée au bacille de Nicorarer. Cette plaie à été produite par

une brosse à linge, le 8 octobre.

21 Octobre. — Les mâchoires sont serrées convulsivement. La contracture s’est accentuée à la nuque et a envahi le tronc et les membres, surtout les inférieurs qui sont raidis et immobilisés dans be

Le tronc s’infléchit en opisthotonos, pendant des spasmes paroxystiques, leur cause provocatrice est impossible à déceler.

Les yeux sont à demi fermés par la contracture des orbiculaires des paupières. Le front est ridé, les commissures labiales tirées en dehors donnent au visage l’expression du rire sardonique.

La malade ne présente ni dyspnée ni dysphagie, les muscles

. du larynx et du pharynx et le diaphragme n'étant pas enva-

his par la contracture, par contre, le spincter vésical est touché (rétention d'urine depuis 36 heures).

L'examen de l’œil montre des pupilles égales et une faible intensité du réflexe à la lumière.

Les réflexes tendineux sont vifs.

- On découvre en outre un foyer pulmonaire infiltré, au tiers

supérieur du poumon gauche, | perceptible surtout en avant sous la clavicule. 6 Pouls 140. Température 37°8 Devant. ce tableau clinique er on commence nee tement un traitement sérothérapique intensif (voies intrarachidienne et sous cutanée), dont voici le détail :

21 octobre 20 cc. de sérum antilétanique à 40 cc. de sérum .

par voie intrarachidienne par voie sous Fo Sa É cutanée DDASS 20 D Li=:-40 »

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