APE
M. Gaupucneau, d'autre part, à constaté chez les malades de M. le docteur Monier VinARD des modifica= tions électriques, réaction galvanotonique et réaction m yasthénique, lraduisant elles aussi électivement un trouble dans l’état du neurone moteur périphérique.
Les faits cliniques, les constatations histo-neurolo-
giques et les modifications électriques nous permettent
de supposer que la contracture lélanique est fonction
d'une excitation directe des cellules motrices spinales.
Ainsi deux hypothèses peuvent expliquer la pathogénie des contractures lélaniques, par une perturbation fonctionnelle soit du neurone sensilif, soit du neurone moteur. Mais, ni l’une ni l’autre ne peut s'appliquer à la totalité des réactions que l’on conslate soit au cours du télanos, soit pendant la convalescence.
Ces théories sont-elles incompatibles ? Nous ne le pensons pas ; nous dirons plus, elles doivent se compléter. Re
Dans la phase active de la maladie il est probable en effet, que le neurone moteur et le neurone sentitif sont tous deux excités, et de celle double excitation il résulte une contracture lonique à laquelle se surajoutent des spasmes paroxystiques à point. de départ sensitivosensoriel.
Ce sont précisément ces spasmes que l'on a combattu parfois en traitant les létaniques par l'anesthésie générale et ce sont eux seulement qui font que le tétanos, dans son plein développement ressemble, sous le rap-
port de la physiologie symptomatique, au strychnisme.