‹ La contre-révolution religieuse au XVIe siècleChapitre 125 sur 215 · Chapitre m · texte numérisé non relu

Chapitre m

La deuxième assemblée de Trente.

Triomphe et joie du parti papal. — Colère et menaces de l'empereur. — Conduite habile de Charles-Quint. — Nullité de l'assemblée de Bologne.

— Meurtre de Pierre-Louis Famèse. fils du pape. — Paul III veut former une vaste ligue contre l'empereur. — Forte position de celui-ci. — Lutte de l'État contre l'omnipotence de l'Église. — Protestation des ambassadeurs impériaux contre l'assemblée de Bologne. — U Intérim, — La question de Plaisance et la question religieuse. — Les prélats restes KTrente. — Dissolution du concile de Bologne. — Défection d'Octave Famèse et mort de Paul III. — Le cardinal de Monte, pape sous le nom de Jules III.

— Il passe au parti de l'empereur et convoque de nouveau le concile h Trente. — Hostilité de Henri II de France. — Les nouveaux présidents du concile. — Difficultés qui s'opposent à la réussite du concile.

— Question de l'Eucharistie et du calice laïque. — La juridiction des évêques. — Le légat Crescenzio s'oppose aux aspirations des évêques impériaux. — L'œuvre de réforme n'avance guère. — Les protestants arrivent au concile. — Leur conduite hautaine et peu conciliante. — Malveillance du pape contre le concile. — Dangers politiques. — Les princes protestants attaquent Tempereur et menacent la ville, de Trente. — Dissolution du concile. — Causes du mauvais succès de la deuxième assemblée de Trente.

Sans aucun doute, les prélats restés à Trente avaient tort dans la forme. Les légats du pape avaient produit le bref pontifical qui les autorisait à transférer le concile dans une autre ville quelconque. Mais ils n'en avaient pas même fait usage, et c'étaient les pères eux-mêmes qui, à une majorité de plus des deux tiers, avaient résolu lexode à Bologne. Cependant, il était clair comme le jour que cette résolution avait été prise non seulement

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