Vie de Jésus, pp
et de l'histoire sous une parole de sympathie dont l'auteur seul nous pourrait expliquer le sens : « Les nations ont leur responsabilité comme les individus. Or, si jamais crime fut le crime d'une nation, ce fut la mort de Jésus. »
Cette affirmation est contenue à la ligne 12 de la page 411. Essayez de la concilier avec cette réflexion de la ligne 9 de la môme page ill. « Tout juif qui souffre encore aujourd'hui pour le meurtre de Jésus a le droit de se plaindre. »
Ou plutôt n'essayez pas. Laissez l'hircocerf se manger les pattes, et rappelez-vous avec tremblement l'anathème des pères, lancé « avec une rare sûreté de vue » sur la tète de leurs enfants. « Que son sang retombe sur nous et sur nos fils ^ ! » Cela explique touL Mais le critique n'est pas embarrassé pour en fuir la formidable portée : (( Ces mots furent-ils réellement prononcés? On peut en douter - ! »
Après avoir constaté que les défauts de duplicité prêtés à Jésus par Renan ne sont que l'extériorisation de son propre état d'àme, revenons à notre analyse.
La mollesse de volonté qui cède à l'opinion,