L'Encyclopédie nouvelle
i. Histoire des religions.
à s'appuyer sur les opinions régnantes qu'il se flattait d'adapter à la légèreté de la conscience publique, grâce à un ondoyant et sinueux talent, et à se garder de cette fougue révolutionnaire qui lui eût peut-être fait perdre la partie, en suscitant l'horreur au lieu de la victoire. De là ses doucereuses manières, ses admirations feintes et Toubli apparent, dans son style du moins, de cet aphorisme d'un devancier : « La Critique ne connaît pas le respect. »
Mais sous la diversité des moyens, l'identité du but subsiste, ainsi qu'il nous sera à chaque ligne facile de le constater.
D'ailleurs, l'état d'âme dans lequel se trouve l'auteur et qu'il considère comme la condition nécessaire à son œuvre, achèverait de nous enlever tout doute, s'il en pouvait subsister au sujet du but qu'il poursuit.
« Pour faire l'histoire d'une religion, écrit-il, il est nécessaire, premièrement d'y avoir cru, en second lieu, de n'y plus croire d'une manière absolue, car la foi absolue est incompatible avec l'histoire sincère ' . »
J'estime qu'il n'a jamais été écrit sous une forme plus modérée de blasphème plus odieux. C'est en effet, érigée en principe, la nécessité de l'aposta-