Vie de Jésus, pp
plus rien de durable. Que dis-je? En un sens, il le compromettra; car toute idée pour réussir a besoin de faire des sacrifices : on ne sort jamais immaculé des luttes de la vie ... Si Jésus fût mort au moment où nous sommes arrivés de sa carrière, il n'y aurait pas dans sa vie telle page qui nous blesse i... » « La loi fatale qui condamne ridée à déchoir dès qu'elle cherche à convertir les hommes, s'appliquait à lui. Les hommes en le touchant, rabaissaient à leur niveau... Il était temps que la mort vint dénouer une situation tendue à Texcès -. »
La mort de Jésus, dit le génie prophétique de Platon, est la rançon de sa divine justice, l'expiation obligée d'une vertu que le monde persécuta parce qu'elle le condamnait. — Ainsi répond la voix d'un païen inspiré à l'apostrophe de Jésus : « Je n'ai fait parmi vous que du bien et c'est pour cela que vous voulez me mettre à mort. »
La mort de Jésus, dit la critique démolisseuse de Renan, est la sauvegarde de sa justice chancelante et le salaire d'une vertu diminuée qui, sans elle, n'aurait pu que défaillir totalement et compromettre l'œuvre entière.
Ainsi se fait, au bout de dix-neuf siècles