‹ La contrefaçon du ChristChapitre 18 sur 150 · Études, p. y m · texte numérisé non relu

Études, p. y m

en partie légendaires, c'est ce qui est évident, puisqu'ils sont pleins de miracle et de surnaturel^. » Un auteur sérieux aurait commencé par prouver qu'il n'y a point de surnaturel, partant que le miracle est impossible. Cette première position établie inébranlablement, il eût été en droit d'argumenter ainsi : Puisque, par la science, par l'histoire, parla logique, je viens de prouver qu'il n'y a d'autre vivant que les vivants de ce monde, c'est-à-dire point de surnaturel, et que tous les phénomènes qui se produisent sous nos yeux relèvent de lois d'ordre naturel, expliquées ou non, c'est-à-dire qu'il n'y a point de miracles, je conclus que le Fils du Dieu vivant, incarné dans l'humanité, est un nonêtre, et que les récits qui affirment son existence et relatent ses œuvres sont, ou le fruit de l'illusion ou le fruit de l'imposture.

Du moins, ce raisonnement aurait, à défaut de tout autre, le mérite d'être sensé. Le raisonnement de Renan n'est qu'impudent. Il n'établit rien, il ne prouve rien, il ne détruit rien; il se garde même de nier la possibilité du miracle. « Nous ne disons pas : « Le miracle est impossible », nous disons : « Il n'y a pas eu jusqu'ici de miracle constaté - » . Immédiatement il con-

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