Ibid,, pp. xxxïx-XL
terprétation du goût, la raison d'art, et la douce sollicitation des textes, dont M. Renan a fait sa religion; laissons-le nous révéler le phénomène inattendu d'une erreur plus vraie que la vérité même... car, dit-il, « ces détails ne sont pas vrais à la lettre mais ils sont vrais d'une vérité supérieure; ils sont plus vrais que la nue vérité, en ce sens qu'ils sont la vérité rendue expressive et parlante , élevée à la hauteur d'une idée ^ » .
Et renseignés finalement par cette colossale tartarinade, quittons les portiques et soulevons le voile derrière lequel le devin rend ses oracles. Posons à M. Renan la question préliminaire des origines, et reprenant l'interrogation dont Jésus se servit à l'égard des scribes et des maîtres de la Loi de son temps, demandons-lui :
« Que pensez-vous du Christ? De qui est-il Fils? »
«De David,» répondirent les érudits d'alors^.
Que vas-tu répondre? ô moderne Docteur de la Loi?
« Jésus naquit à Nazareth, petite ville de Galilée, qui n'eut avant lui aucune célébrité. Toute