‹ La contrefaçon du ChristChapitre 53 sur 150 · Vie de Jésus · texte numérisé non relu

Vie de Jésus

2. Un triple texte évangélique a donné occasion à l'erreur de

Quoi qu'il en soit, il faut nous renseigner sur le sens exact de ce terme « frère ».

M. Renan ne l'ignorait pas. Il avait lu la Bible et savait que dès les jours d'Abraham, le mot de frère signifiait également l'oncle et le neveu. Ainsi Abraham et Jacob appellent simultanément Laban leur frère i.

Il avait lu, dans la Chronique, que Uriel revint de Babylone avec cent vingt de ses frères, Asaïa avec deux cent vingt de ses frères, Sohel avec

s'attaquer à la virginité perpétuelle de Marie. Antequam..., inventa est in utero habens de Spirifu Sancto. Matlli., i, 18. Saint Jérôme explique bien (in cap. i Matlh.] ainsi que saint Ambroise (Lib. de Instit. Virginum, c. 5) que l'Écriture indique ce qui n'était pas et n'entend pas présumer de ce qui fut.

Le deuxième texte : Et non cognoscebat eam donec peperit (Matth., I, 25). La particule donec n'indique pas la cessation d'un état. Ego s\im, egosum donec senescatis, ego sum (Isaïe, 46). Je suis, je suis, dit Dieu, jusqu'à ce que vous vieillissiez. Cela ne veut pas dire que son existence ne va pas au delà.

Ce donec contient et transporte par delà la vieillesse humaine l'éternelle jeunesse de Dieu, comme le donec de l'Évangile contient et transporte par delà la naissance de Jésus la perpétuelle virginité de Marie.

De même, donec ponam inimicos. Ps. 109.

On peut ajouter ce passage : « Michol, fille de Saùl, n'eut pas d'enfant jusqu'au jour de sa mort » (n Samuel, vi, 23). W est probable que M. Renan lui-même hésiterait à attribuer à Michol des enfants posthumes issus d'elle.

Le troisième texte : donec peperit primogenitiim suum, Matth., ibid. — Saint Basile {07'at. de Natali) explique clairement que le premier-né signifie celui avant lequel nul n'est enfanté et non celui après lequel un autre est enfanté, ce terme répond du passé et n'implique pas l'avenir.

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