Genèse xiv, 16; xxix
cent trente de ses frères, Séméias avec cent trente de ses frères, Aminadad avec cent douze de ses frères; ce qui indiquerait, d'après sa manière d'entendre les textes, une nation assez éloignée des terreurs de la dépopulation. Il avait lu, soyezen assurés, Tacite, Quinte-Curce, Tite-Live et les autres auteurs Romains qui appellent frères des personnages qui n'ont entre eux que des liens de parenté au second degré.
Il avait lu le Nouveau Testament et avait bien remarqué que chaque fois qu'un auteur sacré parle de ces membres de la famille de Jésus qui se transforment tour à tour sous le gobelet de l'opérateur, en cousins et en vrais frères, il a soin de dire : « La mère de Jésus et ses frères vinrent auprès de lui ^ » et non la mère de Jésus et ses fils. « Us étaient réunis avec Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères^ », et non avec ses fils.
Renan connaissait tout cela, mais la connaissance qu'il en avait et qu'il avoue, ne le saurait empêcher de « solliciter doucement les textes » et d'appliquer ses théories sur « l'interprétation du goût ». Il sent que la partie décisive de la bataille est au point de départ et que tout est perdu pour lui s'il laisse s'introduire dans la