Ad Philip., II
pas d'années de travail et d'ouvriers pour les rétablir? Combien faut-il de principes, d'argumentations, de documents et de textes, pour remettre en état un dogme ou une tradition séculaire, qu'une simple négation a ébranlés, dans des esprits facilement surpris?
Que Jésus ait appris à lire et à écrire, je n'y verrais nul inconvénient. Comme tous les bambins, j'ai chanté, jadis : « Le petit Jésus allant à l'école » et ma piété ne s'en est pas offusquée.
L'être divin qui a voulu subir dans son corps la loi de la croissance aurait pu, sans ajouter aux humiliations de ce que saint Paul appelle son « anéantissement », se soumettre à la férule du « hazzan » et tenir « entre ses mains un livre qu'il répète en cadence avec ses petits camarades, jusqu'à ce qu'il le sache par cœur ».
Mais je ne saurais accepter cette croyance comme conclusion du fait que M. Renan rapporte d'après l'Évangile. Il s'agit de la scène de la femme adultère. Vous savez tous comment la miséricorde de Jésus répondit aux intransigeances des accusateurs : « Et Jésus s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre K »
Devant la réponse mystérieuse de ce doigt,