POSTFACE 3:1 E
et qui ont eu le don d'exaspérer tous les despotes^ de tous les temps, depuis Napoléon I^"" jusqu'aux tyranneaux de la pseudo démocratie, et qu'ont porté au moins pendant une période de leur vie tous ces hommes altérés de la soif du mieux que l'humanité a fini par compter au nombre de ses bienfaiteurs.
Toutefois on serait assez mal venu, avec nous, à s'arrêter aux vieux clichés d'idéologue ou d'utor piste, non pas que nous ne réclamions des réformes — nous en demandons au contraire beaucoup — mais parce que nous ne proposons rien: qui n'ait déjà été expérimenté dans une certaine mesure, et dont le caractère pratique n'ait été ainsi établi.
Il faudra se rabattre sur autre chose.
Va pour doctrinaire.
On nous permettra seulement de faire observer aux personnes qui penseraient nous écraser sous ce gros bloc, que nous sommes à deux de jeu.
On ne peut, en effet, s'opposer à un système qu'au nom d'un autre système, raisonné ou non. Les hydrophobes du doctrinarisme, tant à droite qu'à gauche, sont donc des esprits qui abominent toute espèce de doctrine, à la réserve de celle qui sert leurs intérêts.
Mais ce n'est pas à ces contradicteurs en quête de mots plutôt que de raisons que nous nous
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adressons ici. Nous avons abandonné Tespoir de les convertir.
Nous faisons appel aux hommes de bonne volonté, quels qu'ils soient et d*où qu'ils viennent, qui ont Tesprit assez dégagé de tout intérêt personnel et de toute considération de parti pour être sensibles à la force d'une idée juste.
Ils auraient tort de oe laisser déconcerter par les excommunications sans ]portée auxquelles nous venons de faire allusion.
Cest la difficulté des études sociales que, si Ton s'y sent gêné par une conclusion, on est toujours libre de fermer les yeux et d'affirmer qu'on n'a rien vu. Elles ne peuvent imposer leurs résultats, même les mieux assis, à qui a décidé de ne pas les admettre.
Or, des épithètes vides et creuses en guise d'argument, c'est une façon détournée de dire :
(( Moi, me former une opinion? Moi étudier, comparer, réfléchir ? Et pourquoi ? J'ai ce qu'il me faut, laissez-moi tranquille. »
On avouera bien qu'une pareille fin de non-recevoir ne prouve pas grand'chose quant au degré de justesse d'une thèse.