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milieu NoGuicai ne serait ainsi même pas capable d'assurer la conservation du virus.
F. Parker et R. NYE en 1925 auraient été plus heureux avec un milieu à base de plasma et additionné de testicule de lapin d’une part, d’un fragment de cerveau infecté d'autre part. Le virus se multiplierait effectivement et donnerait des sous-cultures si l’on prend soin d'y ajouter du plasma et du testicule frais à chacune des sous-cultures qui devront être pratiquées au plus tard après un délai de 14 jours de séjour à l’étuve, période au-delà de laquelle le virus serait tué.
On saisit toutes les analogies entre ce procédé et celui que vient de réaliser GYE pour la culture du virus de la tumeur de PEyrox Rouss qui, elle aussi, est cultivée en milieu au sérum de lapin en présence d’un fragment d'embryon de poulet et s'éteint d'elle-même si l’on omet d'y ajouter dans un délai très court la substance chimique contenue dans les milieux neufs et dont l’auteur 4 fait son « facteur spécifique ».
Propriétés pathogènes
Le pouvoir pathogène du virus de l'herpès est défini par deux notions souvent confondues dans la pratique, la virulence du germe, c’est-à-dire son degré d'activité qui fait distinguer des virus faibles et des virus forts et l’affinité c'est-à-dire la modalité d'action, le tropisme qui fait ici distinguer des virus dermotropes et des virus neurotropes. En fait ces qualités du virus dépendent de facteurs semblables qui sont les passages, la résistance des individus, les influences physiques et chimiques.
La virulence ne commanderait pas l’affinité. S'il en était autrement un enrichissement du virus par concentration devrait donner des effets différents de
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céux que produisent les virus pauvres et nous avons vu que LE FÈvRE DE ARRic avait établi une loi du tout ou rien d’après laquelle la richesse du virus à partir d'un certain seuil ne modifie pas l’action pathogène. Cette loi ne semble d’ailleurs se vérifier que dans certaines limites et REMLINGER et BAILLy ont montré que le tissu sous-cutané insensible aux petites doses réagit aux injections massives. En somme les domaines de la virulence et de l'affinité restent souvent difficiles à délimiter et la distinction de ces deux notions reste pour le moment assez théorique.
L'affinité du virus de l'herpès est double, dermotrope et neurotrope.
Chez l'animal l’affinité cutanée se manifeste par les éruptions de la peau êt de la cornée, l’affinité nerveuse par la méningo-encéphalite.
Chez l'homme le pouvoir dermotrope se manifeste par des éruptions cutanées, la kératite dendritique. Le pouvoir neurotrope correspond aux troubles nerveux qui accompagnent l'herpés, à l'insensibilité de la cornée dans l'herpès cornéen (GRüTER), à l’herpès névralgique. En outre, pour les unicistes l'encéphalite léthargique selon les uns, le zona selon les autres seraient les manifestations extrêmes de ce pouvoir neurotrope.
Pour Levaditi et son école l’affinité d'un même virus se fixe avec les souches. Il y a des souches devenues neurotropes, celles de l'encéphalite, des souches parfois dermotropes et parfois neurotropes, celles de l'herpès; enfin des souches habituellement dermotropes, celles du virus salivaire. En fait on a vérifié que certaines souches dermotropes comme la souche BLaxc inoculée à un lapin donnent des lésions strictement cutanées (Levaprri et Nicozau 1924) ; d'autres comme les souches d'herpès génital sont rarement
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