‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 24 sur 61 · PAT · texte numérisé non relu

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voie employée pour l'inoculer, cutanée, nasale, sanguine, testiculaire, il donnera toujours l'encéphalite.

Telles sont les deux opinions en présence. Nous les retrouverons ultérieurement à propos du problème des rapports de l'encéphalite léthargique avec l'herpès,

C. — Les Mécanismes pathogéniques d'après les données expérimentales

L'étude du virus ne résume pas à elle seule celle de la genèse de la maladie et prédisposition à l'herpès ne signifie pas uniquement présence du germe herpétique, ce qui constituerait une dérogation à la loi de pathologie générale qui s'affirme actuellement de plus en plus et donne au terrain une importance tout aussi considérable qu’à la graine.

Nous examinerons tout d’abord le mécanisme de l'infection d'une façon très générale pour reprendre ensuite quelques points plus particuliers, herpès aigu spontané, herpès secondaire, herpès récidivant dont le mode de reproduction donne lieu à des considérations un peu spéciales.

Mécanisme de l'Infection

Le mécanisme de l'infection nous amène à étudier d'une part celui de l'attaque du virus contre l'organisme, en second lieu celui de la défense de l'organisme contre le virus. Le mécanisme de l'attaque comporte lui-même l'étude de la pénétration du germe, celle de sa propagation, et celle de sa localisation.

La pénétration du germe peut se faire expérimen-

talement par des voies très diverses déjà étudiées .

avec la technique des inoculations,

te

Mais comment se passent les choses dans la réalité ? On est réduit à des hypothèses basées sur des

analogies.

La peau abrite le virus au niveau des vésicules, mais comme récemment encore l'ont indiqué TEISsiER et ses collaborateurs, il n’est pas encore rigoureusement démontré que le germe puisse exister sur le tégument en dehors de celles-ci et en particulier sur le tégument sain.

MizrAN suppose la présence latente du germe au niveau de la peau dans l'intervalle des poussées. Cela expliquerait très facilement le rôle de certains traumatismes et de certaines irritations ouvrant au germe une porte d'entrée à travers le tégument.

D'autre part les muqueuses, celles des cavités naturelles, du nez, de la trachée, de la bouche, des voies digestives, des voies génitales pourraient peutêtre elles aussi renfermer le virus ainsi que tendent à le prouver certaines expériences déjà citées. Et comme ces muqueuses constituent une barrière de défense moins solide que la peau, il est possible d'admettre leur rôle dans la pénétration du germe de l’herpès. L'’angine herpétique, les lésions des amygdales seraient tout particulièrement à retenir à ce point de vue.

En somme il n'y a rien d’absolument démontré quant à l'importance réciproque des diverses portes d'entrée et quant au mode de pénétration. Toutefois, il est logique d'admettre le rôle de la peau et des muqueuses qui sont en contact avec l'extérieur soit directement, soit par l'intermédiaire de contages indirects, les doigts, les produits d'inhalation et d’ingestion.

La propagation du germe doit théoriquement se faire par voie sanguine lymphatique où nerveuse. La propagation sanguine semble réelle chez l’ani-

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