MA PRES
mal dont le sang a été trouvé virulent. Chez l’homme les expériences de Basraï et de Busacca sur la virulence du sang ne sauraient être admises sans réserves, ni rejetées d'emblée, puisque d’une part il leur manque des expériences de contrôle, d'autre part elles semblent confirmées par certains faits cliniques comme la transmission de la maladie de la mère au fœtus, et l'herpès post-infectieux. Toutefois il convient de remarquer, après les faits négatifs apportés par TeissiEr et ses collaborateurs, que les inoculations intraveineuses comptent parmi les moins constantes et que pour les rendre efficaces, il est en général nécessaire de leur ajouter un facteur adjuvant tel que par exemple un choc traumatique. En somme la propagation sanguine, si elle apparaît comme réelle dans certains cas, ne serait à tout le moins que tout à fait exceptionnelle.
La voie nerveuse paraît plus habituelle et moins discutable. Ici non seulement on a prouvé la virulence de certains nerfs mais on a trouvé des lésions de ceux-ci très comparables à celles de la névrite ascendante. MaRiNEsco et DRAGANESCO qui ont le plus contribué à faire connaître cette voie de pénétration, ont remarqué en particulier qu'après inoculation expérimentale, les lésions présentaient leur maximun aux points de terminaison centrale des nerfs de la région affectée. Ces auteurs possèdent de belles préparations (1) où l’on voit les lésions de la moelle strictement localisées du côté inoculé ce qui exclut la propagation par la voie sanguine, incapable de donner des altérations si peu diffuses. Cette opinion explique bien d’ailleurs les lésions des nerfs oculomoteurs, des nerfs ciliaires, du sciatique et même
(1) Nous adressons ici nos remerciements les plus vifs au Docteur DRAGANESCO, Chef de clinique à la Faculté de Médecine de Strasbourg qui a bien voulu mettre à notre disposition les préparations histologiques auxquelles il est fait allusion,