‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 26 sur 61 · JO · texte numérisé non relu

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celles des centres qui seraient sous la dépendance du

point d'inoculation.

La voie lymphatique enfin semble jouer un certain rôle, ainsi que le prouve la virulence du liquide céphalo-rachidien (d’ailleurs non acceptée par Levapini et TeissiEr) et dans certains cas cliniques la tuméfaction des ganglions avant toute infection secondaire. MaRiNEscO et DRraGanEsco, qui n’admettent pas la propagation du virus au long du cylindre axe, ont émis à ce propos une hypothèse qui paraît séduisante et rendrait compte à la fois des lésions lymphatiques, périvasculaires et nerveuses, celle de la propagation du virus le long des gaines lymphatiques entourant les nerfs etles vaisseaux, hypothèse qui rapprocherait les propagations virulentes de celle des germes microbiens.

La localisation du germe enfin dépendrait d’un certain nombre de facteurs que nous connaissons déjà, l'affinité du germe, la voie de pénétration, auxquels viennent s'ajouter les conditions de méïopragie locale. Celle-ci a été surtout mise en évidence par E. GooDPASTURE et TEAGUE qui inoculant l'herpès à la cornée du lapin, puis badigeonnant au goudron un territoire cutané, observent une éruption herpétique sur le tégument dans la région traumatisée ; par VERRaATI et SALA qui obtiennent l'encéphalite herpétique du lapin par inoculation intraveineuse ou intra artérielle suivie d’un traumatisme cérébral, par LE FÈVRE DE ARRIC, enfin, qui reproduit la même expérience en faisant précéder l’inoculation du germe d’une ponc tion lombaire avec injection intrarachidienne d’eau ou de sérum physiologique.

Mécanisme de [a Défense

Le mécanisme de la défense n’est pas moins complexe. L'organisme peut se débarrasser du virus soit

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en l’éliminant, soit en le refusant, c'est-à-dire en usant de son pouvoir d'’immunité.

L'élimination du virus comporte les mêmes incertitudes que sa pénétration et l'on en est réduit à penser qu’il s'en va avec les produits de sécrétion et d'excrétion.

La salive, dont le rôle éliminateur est affirmé par NETTER pour la rage et l'encéphalite, critiqué par LEvapirI pour cette dernière maladie, ne s'est pas montrée virulente d’une façon assez constante pour que son rôle soit indiscutable. Les sécrètions buccopharyngées, depuis les travaux de LEvADiTI, semblent pouvoir contenir le virus de l’encéphalite, mais aucune expérience probante n'a été faite sur leur action possible dans l'excrétion du virus de l'herpès. Le rôle éliminateur de la bile, des sécrétions lacrymales, de l'urine, des matières fécales reste également à préciser.

Un seul fait paraît bien certain, la propagation centrifuge du germe le long des nerfs, par laquelle BLaxc et CaminopEerros expliquent la présence du virus sur les cornées après injection intracérébrale et qui peut encore rendre compte de l'herpès du goudron de GoopPasrTurEe et de l’immunité des deux cornées après inoculation unilatérale.

L'immunité naturelle ou acquise et la sensibilité à l'infection ne sauraient avoir leur étude séparée puisque aussi bien ce sont des notions qui se complètent, l'état réfractaire correspondant à l'absence de sensibilité et vice versa. Par contre, il y a lieu de considérer séparément ce qui se passe chez l'animal et ce qui se passe chez l'homme car les réactions de l'organisme sont différentes suivant les espèces considérées. |

Chez l'animal l'état sensible naturel paraît habituel

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