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par contre dès qu'on pratique des scarifications produisant la kératite sur cette cornée où pullulait d’une façon latente le germe herpétique.
Ajoutons que l’immunité du lapin ne paraît pas être rigoureusement spécifique. Dorrr et SCHNABEL ont montré en effet que les lapins atteints de kératite herpétique deviennent immunisés contre l’encéphalite léthargique. D’après Levapiri la maladie immuniserait en outre contre l'action du virus salivaire kératogène et ce sont là les arguments fondamentaux qui servent d'appui à sa théorie de la parenté des trois virus.
Chez l’homme l'état réfractaire naturel serait au contraire habituel et pour LEvapiri la poussée herpétique serait due à la cessation d’un état d'immunité naturelle. L'état de résistance peut d'ailleurs varier d’un sujet à l’autre. Comme chez l'animal, de deux sujets inoculés avec le même virus, l'un réagira par une efflorescence de vésicules, l’autre ne réagira pas (Nicozau et Poincroux). Bien plus cet état réfractaire naturel peut subir chez le même individu des oscillations nettement démontrées par Teissier et ses collaborateurs dont les inoculations en série pratiquées sur le même sujet se montrent tantôt efficaces et tantôt inopérantes.
Les facteurs conditionnant l'état de sensibilité ne sont au surplus pas trés bien définis. L'âge pourrait intervenir puisque l’'herpès estune maladie de jeunesse et que l'herpès récidivant s’atténue avec les progrès des ans ; l'espèce, la race, le sexe, l'hérédité peuvent également jouer un rôle qui n’est pas encore précisé.
L'état réfractaire spécifique, celui qui succède à une atteinte antérieure de la maladie et qu'on a constaté chez l'animal, ne paraît pas exister chez l’homme, doué comme nous venons de le voir d’un état réfractaire naturel plus accusé qe celui du lapin: Micra admet