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pourtant une immunité locale passagère, et a remarqué que l’herpés récidivant ne se reproduit pas exactement au niveau des anciennes cicatrices mais à côté. Peut-être s'agit-il d’une immunité tissulaire de la peau, très transitoire parce que le tégument se renouvelle constamment chez lui. Au surplus le sérum de convalescent ne semble posséder ni pouvoir immunisant, ni pouvoir neutralisant (BLANc et CAMINOPETROS) et cela aussi bien chez les herpétiques que chez les encéphalitiques. Il est à noter néanmoins que VEGNI aurait constaté un certain pouvoir anti-herpétique du sérum des convalescénts et des malades atteints d'herpès ou d’encéphalite et même de celui de sujets bien portants. D'autre part FLEXNER et Amoss signalent eux aussi un certain pouvoir neutralisant du sérum, du reste capricieux et incohstant.
L'homme peut cependant posséder dans une certaine mesure l'état réfractaire acquis non spécifique ; TEISSIER et ses collaborateurs ont montré notamment que les sujets atteints d’affections où l'herpès est rare, résistent à la maladie expérimentale. Comme l'herpès est exceptionnel, surtout dans les affections à virus, il y a lieu de se demander si en dehors de l’organisme il n'est pas possible de rencontrer l’antagonisme entre différents virus au même titre que parfois se trouve réalisée leur association. De fait LEevapiri a montré que l'inoculation de l'épithélioma de souris avec de la vaccine ÿ empêche le succès d'injections ultérieures de virus de l’herpès. Toutefois REMLINGER et BaILLY présentent une autre interprétation des faits. Avec une émulsion mixte, rage et herpès, ils obtiennent la mort des lapins par encéphalite, celle des chats par la rage, celle des cobayes par une infection mixte, et pour eux l'antagonisme apparent des virus serait commandé par la variabilité de l'incubation avec les espèces, entraînant des variatiéôns de l'évolution dues
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à un décalage des phénomènes. En somme l'état réfractaire par antagonisme des microbes ou des virus ne saurait être considéré comme sûrement établi en ce qui concerne l'herpès.
La sensibilité acquise paraît plus fréquente que l'état réfractaire. Elle semble souvent mise en jeu par les causes occasionnelles, déjà vues, de production de l'herpès et en particulier les traumatismes, les autointoxications, les états inflammatoires et les infections. Il faut faire ici une place toute spéciale à celles de ces causes qui agissent, non plus transitoirement, mais d’une façon durable et constituent le terrain essentiellement favorable à l'herpès, ta diathése herpétique ou herpétisme des anciens auteurs, tel que le créent parfois la goutte ou la syphilis.
Le mécanisme de production de cette sensibilité
‘acquise nous apparaît comme très complexe.
En ce qui concerne l'herpès secondaire à des maladies infectieuses, le rôle de la déficience de l'organisme nous paraît avoir été démontré. TEissier et son école inoculent en effet le virus herpétique à des méningitiques, à des pneumoniques, à des encéphalitiques et et constatent que ces malades réagissent plus souvent et d’une façon plus intense que les individus normaux.
L'hypersensibilité en relation avec l'ingestion de substances toxiques semble de même devoir rendre compte des herpès secondaires médicamenteux, des herpès du salvarsan, de la rachistovaïnisation, de l’antipyrine:‘il y aurait suppression de nos moyens de défense naturels et pullulation secondaire d’un virus latent. Aucun fait de contrôle malheureusement, comme nous l'avons fait remarqner, n'est venu jusqu’à présent apporter la preuve de la nature virulente et transmissible de l’herpès médicamenteux.
Mais si nous tournons les yeux vers ces domaines