‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 30 sur 61 · OÙ · texte numérisé non relu

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voisins nous voyons nombre de faits se grouper autour de cette hypothèse de la « sortie» des virus par les substances chimiques. En clinique, tout d’abord, MiLiAx le premier a parlé de biotropisme des microbes. L'arsenic sort le tréponème dans l’ictère salvarsanique, le protozoaire dans l'accès palustre arsenical, le staphylocoque dans la furonculose arsenicale ; l'iode et le brome sortent encore ce staphylocoque dans l’acné iodique et dans les bromides ; et peut-être le mécanisme des folliculites après application du goudron relève-t-il d’un processus analogue. Dans le domaine des virus, l’arsenic pourrait être responsable de certains. érythèmes médicamenteux par l'intermé-

diaire des virus de la rougeole et de la rubéole

(MizrAN 1926).

Il est remarquable de voir au cours des derniers mois l'expérimentation fournir des arguments à cette théorie. Fucas a pu provoquer chez le chat une affection rappelant l'encéphalite léthargique par simple injection intracérébrale de guanidine. OREL et SILBERSTEIN ont réalisé les mêmes résultats chez le chien à la suite de simple exclusion du foie par fistule

d'Ecx et l'affection obtenue s’est montrée transmissible

en série : un tampon glycériné placé dans le cavum du chien infecté artificiellement fournissait en effet un matériel d'inoculation cornéenne encéphalitogène. Ces faits expérimentaux paraissent bien proches de certaines observations cliniques et en particulier des érythèmes arsenicaux auxquels MirraN attribue le

point de départ de quelques épidémies de rougeole et de rubéole.

L'analyse de ces faits a été précisée d'une façon encore plus curieuse par CarreL. Par l'injection dans les muscles de la poule des substances chimiques comme le goudron, l’arsenic et l'indol, cet auteur a pu reproduire artificiellement des tumeurs identiques

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