‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 4 sur 61 · SARA, FES · texte numérisé non relu

SARA, FES

missible, le virus ; par sa lésion élémentaire, éruption aiguë cutanée ou muqueuse de vésicules groupées sur base érythémateuse ; par des symptômes cliniques

cutanés, nerveux ou généraux. » Le groupe des herpès

acquiert ainsi une autonomie, qu’il s’agisse d’herpès essentiel ou secondaire, accidentel ou récidivant, cutané ou muqueux, types morbides qui ne sont en définitive que des formes cliniques dépendant d'une variation des conditions, de l’évolution, de la locali-

sation.

En effet, des travaux récents et nombreux ont mon-

| tré que l’herpès humain était inoculable au lapin, lui

provoquant des lésions cornéennes, cutanées, nerveuses quelle que soit la variété clinique de l'affection utilisée comme source de virus. Par la suite on a vérifié l’inoculabilité à l'homme de la maladie du lapin et l’on a attribué la pathogénie de celle-ci à l’action d’un virus filtrant.

Le premier Grürer, en 1913, se servant de sérosité

d'un herpës cornéen a réalisé la transmission de

l'herpés de la cornée de l'homme à celle du lapin en provoquant chez ce dernier une kératite. LOEWENSTEIN, en 1919, reprit ces expériences et en étendit le résultat aux diverses variétés d'herpès spontané, cutané, muqueux. Puis ces notions furent précisées en 1921 par BLanc et CaminoreTros pour l’herpès génital; en 1922, par Isaïcu et Téura, P. Terssier, GASTINEL et REILLy pour l'herpès symptomatique ; en 1921, par FLANDIN et Tzancx, puis Mira, Nicozau et PoiNcLoUx pour l’herpès récidivant.

D'autre part la transmissibilité de l'herpès à l'homme soit par auto, soit par hétéro-inoculation, jadis mise en évidence par des expériences oubliées de Vipaz et Donanr (1875) était de nouveau démontrée en 1921 par Lipscaürz, puis Fucns, LuGer et Lanpa, en 1922

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par P. Teissier et ses collaborateurs puis par FONTANA. Parallèlement on établissait le retour à l’homme de la maladie expérimentale du lapin.

D'un autre côté encore, les caractères de la maladie

du lapin et en particulier sa nature générale, et sa localisation nerveuse étaient peu à peu mis en évidence grâce aux travaux de Dorrk et VôücarTinG (1920) Dore et ScHNABEL, BLanc et CamiNopEtros (1921), puis de LE FÈVRE DE ARRIC tandis que LEVADITI, HARVIER et Nicocau obtenaient sur la peau du lapin des lésions vésiculeuses très semblables à celles de la maladie humaine. à

Enfin l'agent pathogène de l'herpès fut considéré comme un virus filtrant à la suite des expériences de BLanc, Caminoperros, LuGer et LaNDa en 1921.

Depuis on a voulu assimiler ce virus à celui de l'encéphalite léthargique selon l'opinion de Dore et SCHNABEL, LEVADITI, HARVIER et NicoLau:; ou à celui du zona selon la conception de Lucer et Lanpa, de GRÜTER, problèmes qui ont soulevé de vives discussions et dont la solution n'apparaît pas encore comme définitive.

On voit ainsi que les acquisitions nouvelles dans le domaine de l’herpès consistent essentiellement dans l'application de la méthode expérimentale à son étude et dans les résultats que celle-ci nous a fournis d'un côté pour l'observation de lésions qui nouséchappaient chez l’homme, de l’autre pour la détermination de la maladie. Aussi la première partie de notre travail sera-t-elle consacrée à l'étude de la maladie expérimentale, 1a seconde à celle de la contribution expérimentale à l'étiologie générale à l'herpès, à laquelle se rattacheront quelques notions nouvelles fournies par cette méthode sur le diagnostic et le traitement de la maladie.

Mais il nous a semblé que nous ne pouvions limiter

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1à notre exposé et qu’il convenait de le compléter par une rapide vue d'ensemble sur les maladies présentant avec l'herpès des rapports d’analogie ou même d’identité : d'où notre troisième partie constituée par un essai nosologique revu à la lumière des données nouvelles, essai tout provisoire, mais qui avec les rapports de l'herpés et du zona, de l'herpès et de l'encéphalite, nous ouvrira les horizons nouveaux de la question alors que les chapitres précédents en auront résumé le passé et les acquisitions solides.

Nous aurons ainsi parcouru l’ensemble des faits bien établis ou incertains, qui mettent l’herpés au T4 premier plan des questions à l'ordre du jour aussi bien chez les dermatologistes et chez les médecins, T8 que chez les histologistes et les biologistes, et en = font en dernière analyse un problème de pathologie et de biologie générales.

Qu'on ne s’attende pas à trouver ici un jugement É. définitif sur des expériences que nous n'avons pu is -répéter nous-mêmes tant elles sont complexes et nombreuses, ou une solution radicale à des problèmes L: dont certains comme celui de l'identité de la variole g. avec la vaccine sont en suspens depuis plus d'un | siècle, et qui au demeurant semblent insolubles dans | l'état actuel de nos connaissances sur la nature des > virus. Notre ambition est plus modeste : nous n'avons PE: pas cherché à faire œuvre originale ou définitive et

nous ne prétendons pas même être complets. Mais nous- estimerons notre but atteint si au milieu de questions qui se compliquent et se renouvellent tous les jours, notre travail peut être de quelque utilité à #2 ceux qui viendront y chercher une documentation 2 rapide et ne le considèreront que comme une préface

à la lecture des nombreux mémoires originaux ras- … semblés dans notre bibliographie.

Le #

Fe PREMIÈRE PARTIE

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