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nés, au demeurant tous agglutinables par le sérum de lapin sensibilisé au Proteus x19.
Loin de nous la pensée de considérer tous ces faits comme des acquisitions solides, puisque chaque jour vient les modifier quelque peu. Ils n’en apparaissent pas moins comme déjà suffisants à montrer que les caractères propres des virus, pas plus d’ailleurs que dans bien des cas les caractères morphologiques ou chimiques des microbes ne sauraient suffire à difté-
rencier un groupement morbide. À l'heure actuelle la
révision du groupe des ultra-virus n’est pas encore possible faute d'un caractère unique qui permette de les classer. Et, comme le dit Bar», il serait prématuré de trouver dans la méthode biologique « la terre promise où chaque affection reléverait d’un microbe spécial dont la domestication « in vitro » résoudrait sans effort tous les problèmes nosologiques. »
Nous avons à dessein laissé de côté les propriétés pathogènes des virus. Il n’est en effet pas démontré que le pouvoir dermotrope et neurotrope d’une part, les lésions vésiculeuses d'autre part, représentent les propriétés et le domaine propres d'une catégorie d’infra-microbes. Aussi bien ces propriétés pathogènes ne nous sont connues que par l'intermédiaire des lésions et des symptômes qui ont pernus de constituer les types morbides. En sorte que dans l’état actuel de nos connaissances ce ne sont pas les caractères des virus qui ont rendu possible la définition des affections virulentes, mais au contraire les résultats anatomocliniques qui ont permis de classer les « êtres de raison » qu'on appelle les virus.
En résumé, l'étude de la nature des infra-microbes est encore trop incomplète pour permettre d’assigner
non seulement à l'herpès mais encore au groupe des
affections virulentes en général une place prècise dans le cadre nosologique. Néanmoins {a notion d’un agent
Ji
invisible, incultivable et filtrant a déjà pérmis de contrôler nombre de rapports établis par les recherches anatomiques entre l’herpès, l'encéphalite et le cancer, par les observations cliniques entre l'herpés, la variole, la vaccine et la fièvre aphteuse, et c'est là jusqu’à présent la contribution la plus importante de la méthode biologique dans le domaine de la nosologie de l’herpès.