‹ La Contribution de la Méthode expérimentale à l'étude de l'HérpèsChapitre 38 sur 61 · LES SL · texte numérisé non relu

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ce vacuolaire. Il groupe ainsi un nombre d’affections d'apparence clinique dissemblable.

Levaprri en 1921 élargit le cadre précédent en remarqüant que les affections à affinité épithéliale s'accompagnent souvent de phénomènes nerveux, ce qui indique une sensibilité du tissu ectodermique pris dans son ensemble. Ainsi apparaît le groupe des ectodermoses neurotropes, affections à germés invisibles, incultivables et filtrants, provoquant des lésions trés différentes de l’'inflammation banale entraînant l'immunité locale. La conception de LEvapiri réunit des états morbides qui cliniquement ressortissent à deux catégories, les unes appartenant aux affections nerveuses, les autres aux affections cutanées. Ce sont la poliomyélite — ultérieurement détachée du groupe — la rage, l’encéphalite, l’herpés, la vaccine, la elavelée. En face de ces ectodermoses se trouveraient les mésodermoses dues à des microbes, bactéries, spirochètes, champignons et protozoaires, ayant des affinités pour les tissus et organes d'origine mésenchymateuse, muscles, ganglions, moelle osseuse, rein, foie et rate provoquant des réactions inflammatoires avec nécrose du tissu conjonctif et formation de pus, entraînant l'immunité phagocytaire et antitoxique.

La théorie de Levaniri, pour séduisante qu’elle soit, n’est pas solidement établie dans tous ses points. Tout d'abord de nombreux auteurs ont remarqué que l'affinité neuro-ectodermotrope n'est pas stricte. L'herpès notamment auraitune affinité pour le testicule et peut s'inoculer par voie sous cutanée, comme REMLINGER vient de le réaliser. D'un autre côté l’affinité double nerveuse et cutanée semble pouvoir exister en dehors des affections virulentes comme dans certaines spirochètoses et notamment la syphilis (Levapin), dans des affections bactériennes et en particulier dans la lépre (GOUGEROT).

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