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Levapini a expliqué l’affinité testiculaire par le fait que les glandes sexuelles posséderaient à l’état potentiel tous les caractères tissulaires ce qui paraît une interprétation très théorique. Il nous semble qu'on resterait plus près des faits en considérant l’affinité testiculaire et l'injection sous-cutanée comme des données expérimentales s’écartant sensiblement des conditions naturelles et en vérifiant si en clinique l'affinité neurodermotrope du germe est bien la seule qui se réalise spontanément. La restriction du pouvoir ectodermotrope aux virus seuls nous apparaît par contre comme une hypothèse qui n’est nullement démontrée et à moins de se rallier à l'opinion de Barp d’après laquelle le domaine des maladies virulentes déborderait largement celui de la bactériologie classique, il nous semble imprudent de considérer le pouvoir ectodermotrope comme un caractère spécial aux virus. :
Toutes ces objections ont amené une autre opinion à se faire jour avec la théorie des virus cytotropes de PuiciBert. Celle-ci n’est d’ailleurs nouvelle que quant à la forme puisqu'elle n’est qu’une adaptation des théories précédentes dans laquelle l’affinité cellulaire passe au premier plan, l’affinité tissulaire au second plan. Pour PairiBerT le virus cytotrope est caractérisé avant tout par son biotropisme c’est-à-dire son affinité exclusive pour la cellule vivante noble, qu'elle soit épithéliale, endothéliale, parenchymateuse, mésenchymateuse, par son pouvoir d'y cultiver en provoquant d'abord une action karyocinètique avec multiplication du noyau, puis cytolytique avec destruction de la cellule. On aboutirait ainsi soit à des réactions hyperplasiques donnant des tumeurs, soit à des réactions dégénératives donnant des vésicules, soit enfin à des réactions mixtes avec succession de deux ordres de phénomènes. Par ailleurs les virus cytotropes possé-
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dent la plupart des caractères que nous avons déjà reconnus aux virus ectodermotropes. On arrive par suite à distinguer parmi les virus cytotropes des virus lytiques, pour la peau ceux de l’herpés, de la vaccine, de la clavelée, de la fièvre aphteuse, pour le système nerveux, où la neuronophagie devient l'équivalent dela formation vésiculaire,ceux delarageetdel’encéphalite, dela maladie des jeunes chiens ; puis un groupe de virus cinétiques avec pour la peau le virus des verrues, pour le mésoderme celui du sarcome infectieux des
poules ; enfin les virus mixtes à karyocinèse suivie de
lyse dans le trachome, l'acné varioliforme, ou bien à karyocinèse accompagnée de lyse comme dans la clavelée qui va produire des vésicules de la peau et des adénomes pulmonaires. Le bactériophage lui-même n'échappe pas à ce groupement et devient un virus cytotrope spécial à l’affinité microbienne.
Comme on le voitil y alà des idées intéressantes. Les théories de virus ectodermotropes et cytotropes se complètent plus qu'elles ne s'opposent et la place de l’herpès dans chacun de ces cadres paraît appeler des recherches et des vérifications. Aussi bien la théorie des ectodermoses place l'herpès tout à côté de l’encéphalite, celle des virus cytotropes le range auprès des processus néoplasiques et nous allons en arriver à ces deux problèmes dont le premier surtout
retiendra notre attention.